Ukraine-La coalition soutient Groisman comme Premier ministre

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    KIEV, 13 avril (Reuters) - Les deux principales formations 
politiques ukrainiennes ont décidé mercredi de présenter la 
candidature de Volodimir Groisman, un proche du président Petro 
Porochenko, au poste de Premier ministre, ouvrant la voie au 
plus vaste remaniement gouvernemental depuis la révolution du 
Maïdan en 2014. 
    Plusieurs mois de crise politique ont conduit dimanche à la 
démission du Premier ministre Arseni Iatseniouk. 
    "La coalition a présenté la candidature de Groisman au poste 
de Premier ministre et a fait cette proposition au président", a 
annoncé sur Twitter le numéro deux du Bloc Petro Porochenko 
(BPP), Oleksiy Hontcharenko. 
    Le président Porochenko devrait proposer jeudi la nomination 
de Groisman au Parlement, où la coalition entre le BPP et le 
Front populaire d'Arseni Iatseniouk devrait avoir assez de voix 
pour faire approuver ce choix. 
    Arseni Iatseniouk avait survécu à une motion de censure en 
février mais les tensions politiques et des scandales de 
corruption avaient fragilisé la coalition qu'il dirigeait, 
retardant le versement des aides prévues par le programme de 
soutien du Fonds monétaire international (FMI), d'un montant 
total de 17,5 milliards de dollars (15,4 milliards d'euros). 
    Son départ devrait accélérer la formation d'un nouveau 
gouvernement sans pour autant éliminer tous les obstacles à 
l'adoption des réformes bloquées au Parlement, car plusieurs 
partis populistes ayant quitté la coalition affichent leur 
volonté de s'opposer aux mesures d'austérité qu'impose le 
programme du FMI. 
    Nommé en 2014, Arseni Iatseniouk avait vu sa cote de 
popularité s'effriter au fil des mois pour tomber à moins de 
10%, notamment parce qu'une partie de l'opinion publique lui 
reproche de ne pas avoir fait assez pour obliger les oligarques 
ukrainiens à rendre des comptes. 
    Un éclatement de la coalition BPP-Front populaire aurait pu 
conduire à des législatives anticipées, donc retarder les 
réformes. Au contraire, la perspective de la formation d'un 
nouveau gouvernement pourrait faciliter le versement par le FMI 
d'une nouvelle tranche d'aide de 1,7 milliard de dollars, 
retardé depuis octobre. 
 
 (Natalia Zinets, Marc Angrand et Guy Kerivel pour le service 
français) 
 
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