Ukraine : l'Otan appelle la Russie à cesser des «actions militaires illégales»

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Ukraine : l'Otan appelle la Russie à cesser des «actions militaires illégales»
Ukraine : l'Otan appelle la Russie à cesser des «actions militaires illégales»

Alors que l'Otan a appelé vendredi en termes très fermes la Russie à cesser ses «actions militaires illégales» en Ukraine, Vladimir Poutine a déclaré qu'il fallait «contraindre» Kiev à négocier avec les séparatistes. Le maître du Kremlin continue à souffler le chaud et le froid. Si Poutine est accusé d'envoyer des militaires en nombre dans l'est de l'Ukraine et d'attiser les braises, le président russe demande ce vendredi un «couloir humanitaire» pour les troupes ukrainiennes. Il affirme par ailleurs avoir conclu un accord sur l'aide humanitaire avec son homologue ukrainien Petro Porochenko.

Les dirigeants européens se sont fait quant à eux fait plus virulents vendredi, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius demandant que «cessent les bruits de bottes russes» dans l'est de l'Ukraine, tandis que Berlin a dénoncé une «intervention militaire». Ces déclarations précèdent une réunion entre les chefs d'Etat ou de gouvernement européens samedi pour décider d'éventuelles nouvelles sanctions contre la Russie. Le président ukrainien Petro Porochenko sera lui-même présent à Bruxelles.

Depuis le début de la semaine, plusieurs localités de l'est de l'Ukraine sont tombées aux mains des séparatistes pro-Russes, notamment la ville stratégique de Novoazovsk sur la mer d'Azov, une cité de plus de 10 000 habitants. L'armée ukrainienne a abandonné des armes dans sa retraite dans la région et une partie de ses troupes s'y retrouve encerclée. Ce vendredi, la grande ville portuaire de Marioupol est également cernée par les séparatistes.

Face à cette aggravation de la situation, Kiev a annoncé vendredi son intention de relancer le processus d'adhésion à l'Otan, l'Alliance atlantique soulignant de son côté qu'elle ne fermerait pas la porte à l'Ukraine, qui avait renoncé à son projet d'en faire partie en 2010 sous le gouvernement de l'époque, favorable à Moscou.

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