Ukraine : l'Europe est prête si la Russie ferme le robinet du gaz

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Ukraine : l'Europe est prête si la Russie ferme le robinet du gaz
Ukraine : l'Europe est prête si la Russie ferme le robinet du gaz

Malgré les tensions en Ukraine et les menaces sur l'approvisionnement en gaz, l'Europe et la France peuvent passer l'hiver au chaud. L'Europe consomme certes de plus en plus de gaz russe mais elle est moins exposée qu'avant à d'éventuelles coupures sur les gazoducs transitant par l'Ukraine, après un hiver doux et grâce à de nouvelles options de livraison.

Lundi, les stockages européens de gaz étaient pleins à 48,8% de leur capacité, contre environ 37% au même moment l'an passé, indiquait le groupement d'opérateurs de gazoducs Gas Infrastructure Europe (GIE). Soit environ un mois et demi de consommation, soulignent des analystes, alors que le Vieux Continent sort de son hiver le plus doux depuis six ans, ce qui a réduit la demande gazière.

Le niveau de stockage au plus haut depuis 5 ans

Les deux fois où la Russie - en l'occurrence son géant gazier Gazprom - avait interrompu ses livraisons de gaz à son voisin ukrainien, en 2006 et en 2009, la crise s'était produite début janvier, soit bien plus tôt dans l'hiver.

«A notre niveau, il n'y a pas d'inquiétude particulière. On ne pense d'ailleurs pas que les Russes vont faire ça (couper le gaz vers l'Ukraine, ndlr)», a renchéri une source industrielle en France, où le niveau de stockage est au plus haut depuis 5 ans pour cette période de l'année.

L'exposition des différents pays européens au gaz russe reste très contrastée. Les pays de l'Ouest de l'Europe (Belgique, Pays-Bas, Espagne, France, Royaume-Uni, Italie) tirent entre zéro et le quart seulement de leur consommation de gaz de Russie, selon une note de Morgan Stanley.

D'autres pays sont plus dépendants (Allemagne, Autriche, Pologne...) voire très ou entièrement dépendants (Finlande, pays baltes...) mais font ou peuvent faire parvenir du gaz russe sans passer par l'Ukraine. La Roumanie quant à elle couvre une grande partie de sa consommation avec sa propre production gazière.

Le scénario peu problable ...

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