Ukraine-Hollande plaide pour le maintien de pressions sur Moscou

le , mis à jour à 14:53
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RIGA, 22 mai (Reuters) - François Hollande a déploré vendredi que le cessez-le-feu prévu par les accords de Minsk ne soit pas entièrement respecté dans l'est de l'Ukraine et a jugé qu'il convenait de continuer à faire pression sur les rebelles pro-russes et sur la Russie pour parvenir à un arrêt des combats. En visite en Riga, en Lettonie, où se déroule un sommet sur le Partenariat oriental de l'Union européenne avec six pays de l'ex-URSS, François Hollande a exprimé son inquiétude face à la situation dans certaines villes de l'est ukrainien. "Ce qui est clair, c'est que le cessez-le-feu n'est pas entièrement respecté", a dit le président français. "Et c'est pourquoi nous devons agir et continuer à faire pression, notamment sur l'Est de l'Ukraine et sur la Russie, pour qu'il y ait le plein respect de l'accord de Minsk." Trois soldats ukrainiens ont été tués et douze autres blessés lors des derniers affrontements en date entre les séparatistes soutenus par Moscou et l'armée régulière, a annoncé vendredi cette dernière. Andriy Lissenko, porte-parole de l'état-major ukrainien, a précisé que les insurgés ont fait usage d'armes lourdes et de mortier dans plusieurs zones de l'est et du sud-est du pays près de leur fief de Donetsk. "Au cours des dernières vingt-quatre heures, nous avons perdu trois héros et douze autres ont été blessés", a-t-il déclaré précisant que d'intenses combats avaient lieu à Gorlivka, au nord de Donetsk Les principales pertes gouvernementales ont été enregistrées à Chirokine, à l'est du port stratégique de Marioupol situé sur la mer d'Azov. Dans ce contexte tendu, les Européens continuent de jouer l'apaisement et évitent de prendre des initiatives qui pourraient alimenter le mécontentement de Moscou. François Hollande a jugé que le partenariat oriental avec plusieurs anciennes républiques soviétiques ne devait pas devenir "un conflit de plus avec la Russie". "Je suis pour que l'Union européenne et la Russie, même dans ce contexte difficile que l'on connaît avec les sanctions qui ont été encore confirmées, puissent avoir une discussion qui s'engage sur l'avenir", a dit le chef de l'Etat français. (Alastair Macdonald; Avec Philip Natalia Zinets et Alessandra Prentice à Kiev; Pierre Sérisier pour le service français, édité par Tangi Salaün)

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