Ukraine, Géorgie et Moldavie signent un accord avec l'UE, Moscou gronde

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Ukraine, Géorgie et Moldavie signent un accord avec l'UE, Moscou gronde
Ukraine, Géorgie et Moldavie signent un accord avec l'UE, Moscou gronde

C'est ce fameux accord qui avait mis le feu aux poudres, en Ukraine. Fin novembre, le président de l'époque, Viktor Ianoukovitch, met subitement fin aux négociations pour un accord d'association avec l'UE. Ce refus au profit d'un rapprochement économique avec la Russie voulu par le pouvoir, avait entrainé de nombreuses manifestations dites «pro-européennes» sur le Maïdan, la place de l'indépendance à Kiev. Le mouvement de révolte avait conduit  à la chute de Ianoukovitch.

Ce vendredi, l'UE se frotte les mains. Le successeur de Ianoukovitch, le président Petro Porochenko, vient enfin de signer le second volet, économique, de cet accord d'association avec l'Europe (AA), qualifié d'«historique» par ses laudateurs. La Géorgie et la Moldavie suivent Kiev dans ce rapprochement inédit avec l'Europe de l'ouest , au grand dam du voisin russe.   

VIDEO. Accord UE /Ukraine: Porochenko salue «un jour historique»

Ce que contient cet accord «historique»

Le second volet de cet accord, d'ordre commercial, vise en particulier à supprimer l'essentiel des barrières douanières entre l'Ukraine, la Moldavie et la Géorgie et les pays de l'UE. Dans l'ensemble, cet accord négocié entre les deux parties (UE et pays de l'Est) depuis 2007, permet d'arrimer ces trois pays à l'UE sans pour autant leur offrir la perspective d'y adhérer un jour. Il instaure une coopération poussée dans plusieurs secteurs : énergie, justice, politique extérieure, visas, culture... Son autre ambition est de créer une zone de libre-échange, en mettant en place de normes communes. Les trois pays vont gagner un accès privilégié au marché intérieur de l'UE, «le plus grand marché unique du monde» avec 500 millions de consommateurs. En contrepartie, Kiev, Chisinau et Tbilissi devront procéder à de profondes réformes qui pourraient s'avérer socialement et politiquement difficiles. Les trois pays peuvent continuer de commercer avec la Russie, ils ne ...

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  • v.sasoon le samedi 28 juin 2014 à 09:22

    "En contrepartie, Kiev, Chisinau et Tbilissi devront procéder à de profondes réformes qui pourraient s'avérer socialement et politiquement difficiles."C'est LA ou ils vont commencer a comprendre leur douleur!

  • v.sasoon le samedi 28 juin 2014 à 09:21

    On peu pas a la fois avoir des accords douaniers avec l europe et la cei.Donc ils ont choisi, et tant pis pour eux!