Ukraine: des pro-russes contrôlent les bâtiments officiels de Crimée

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Ukraine: des pro-russes contrôlent les bâtiments officiels de Crimée
Ukraine: des pro-russes contrôlent les bâtiments officiels de Crimée

Ce jeudi matin, des hommes armés, probablement les derniers fidèles de l'ex-président Viktor Ianoukovitch, contrôlaient certains bâtiments officiels à Simferopol, a déclaré le Premier ministre de Crimée, Anatoli Mohilyov. Les hommes, porteurs d'«armes modernes» sont arrivés au cours de la nuit. Ces pro-russes ont pris possession du Parlement et du Gouvernement de Crimée à Simferopol, la capitale de cette république autonome russophone d'Ukraine en proie à des tensions séparatistes. Selon des agences de presse, ils ont dressé des drapeaux russes au-dessus des bâtiments. Les locaux ont été barricadés et sont encerclés par la police. Anatoli Mohilyov a lancé un «appel au calme» à la population, affirmant vouloir «régler pacifiquement» la crise.

Alors qu'on ignore toujours où il se trouve depuis sa destitution samedi, des médias russes annonçaient que Ianoukovitch avait demandé,à la Russie de garantir sa sécurité. Même s'il est en fuite, il se considère toujours président de l'Ukraine. «Moi, Viktor Ianoukovitch (...) je me sens toujours légitime à la tête de l'Ukraine, élu lors d'un vote libre par les citoyens ukrainiens», a-t-il déclaré ce jeudi, dans un courrier à l'agence russe Interfax.

Arsen Avakov, ministre ukrainien de l'Intérieur par intérim, a pour sa part annoncé la mise en alerte de l'ensemble de la police, dont les forces spéciales. Cette mesure, avec l'encerclement du quartier du parlement à Simferopol par les forces de l'ordre, est destinée à éviter «un bain de sang parmi la population civile» et «l'évolution de la situation en affrontements armés», a indiqué M. Avakov sur sa page Facebook.  «Les provocateurs sont en marche, a-t-il ajouté. Il faut garder la tête froide».

«On m'a prévenu que les locaux de la Rada de Crimée et du conseil des ministres de Crimée étaient occupés par des hommes armés, en uniforme sans signe d'identification», a réagi, de son côté, ...

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