Ukraine-Attentes modestes avant la rencontre Poutine-Porochenko

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(Répétition technique) par Alexei Anishchuk MINSK, 26 août (Reuters) - Les présidents russe et ukrainien ont rendez-vous ce mardi à Minsk, capitale de la Biélorussie, à l'occasion d'un sommet régional mais l'antagonisme et le manque de confiance réciproque sont tels que la probabilité de trouver une issue aux affrontements dans l'est de l'Ukraine paraît faible. Depuis que Vladimir Poutine et Petro Porochenko se sont rencontrés pour la dernière fois, le 6 juin en France, les forces ukrainiennes ont inversé le cours des choses sur le terrain et encerclé les positions des combattants séparatistes. Mais, sur le plan diplomatique, les relations entre les deux pays n'ont cessé de s'envenimer, en particulier depuis la destruction à la mi-juillet d'un avion de ligne de la Malaysia Airlines au-dessus d'une zone contrôlée par les insurgés. Lundi, Kiev a accusé Moscou d'avoir envoyé des soldats russes sur le territoire ukrainien afin d'ouvrir un nouveau front - ce que la Russie a démenti -, un signe que la méfiance règne toujours. Les discussions de mardi, qui devraient s'ouvrir après 11h00 GMT, réuniront, outre Petro Porochenko et Vladimir Poutine, la représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, et les dirigeants biélorusse et kazakh. Mais, de part et d'autre, les attentes sont modestes. La chancelière allemande, Angela Merkel, a elle-même relativisé lundi la probabilité que les discussions débouchent sur une avancée significative après cinq mois d'un conflit qui a fait plus de 2.000 morts. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a également mis en garde les responsables occidentaux, les invitant à ne pas attendre que les solutions viennent uniquement de Moscou. "J'espère sincèrement que nos collègues occidentaux (...) ne s'attendront pas simplement à ce que nous résolvions les choses pour eux, d'une manière ou d'une autre, comme par magie. Cela ne fonctionnerait pas." L'Occident devrait exhorter Kiev à "reconnaître sa responsabilité (...) et à comprendre qu'il ne s'agit pas d'un combat entre l'Ukraine et la Russie mais d'une lutte pour un Etat ukrainien dans lequel chacun pourrait vivre confortablement", Russes, Ukrainiens et membres d'autres minorités, a ajouté Sergueï Lavrov. (Simon Carraud pour le service français)

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