UE-Strasbourg se prononcera jeudi sur un budget de la zone euro

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    STRASBOURG, 13 février (Reuters) - Les commission des 
budgets et des affaires économiques du Parlement européen ont 
adopté lundi à Strasbourg une résolution invitant la zone euro à 
se doter d'une capacité budgétaire pour renforcer sa résilience 
mais aussi la cohésion et la solidarité entre ses membres. 
    Adoptée par 54 voix contre 28 et six abstentions, cette 
résolution sera soumise jeudi à l'assemblée plénière. 
    Le texte, non contraignant, a vocation à nourrir les 
réflexions de la Commission européenne qui doit bientôt 
présenter, pour le soixantième anniversaire du traité de Rome, 
un "livre blanc" sur le renforcement de l'Union économique et 
monétaire européenne. 
    Coécrite par la socialiste française Pervenche Berès et le 
démocrate-chrétien allemand Reimer Böge, la résolution plaide en 
faveur d'un "saut qualitatif" dans l'intégration de la zone euro 
pour que celle-ci soit à même de mieux résister à des crises 
comme celle traversée depuis 2008. 
    Des dirigeants européens comme François Hollande mais aussi  
le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, 
celui de la Banque centrale européenne, Mario Draghi ou celui du 
Conseil européen, Donald Tusk, ont déjà plaidé en ce sens. 
    Dans le projet parlementaire, cette capacité budgétaire 
inclurait le Mécanisme européen de stabilité, créé en 2012 et 
doté d'une capacité de prêt de 500 milliards d'euros.  
    Elle aurait trois missions : elle interviendrait, à côté du 
pacte de stabilité et de croissance, pour accélérer la 
convergence des économies en favorisant les réformes 
structurelles, elle serait mise en oeuvre, sous conditions, pour 
absorber les chocs provoqués par la défaillance de certains de 
ses membres et elle constituerait un outil de relance en cas de 
ralentissement généralisé de l'économie de la zone. 
    "La méthode communautaire devrait prévaloir dans la 
gouvernance économique de la zone euro", précise le projet de 
résolution. 
    En d'autres termes, le Parlement ne veut plus être mis sur 
la touche par les gouvernements qui ont géré entre eux la crise 
des dettes souveraines, mais exercer, avec les parlements 
nationaux, un contrôle sur la politique économique menée par la 
zone euro. 
 
 (Gilbert Reilhac, édité par Simon Carraud) 
 
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