UE/Strasbourg pour une limitation des antibiotiques vétérinaires

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    STRASBOURG, 10 mars (Reuters) - Le Parlement européen s'est 
prononcé jeudi à une large majorité pour une limitation de 
l'usage des antibiotiques vétérinaires, accusés de favoriser le 
développement de bactéries résistantes et de se retrouver dans 
l'assiette des consommateurs. 
   Selon les eurodéputés, qui se prononçaient sur un projet de 
règlement relatif aux médicaments vétérinaires, les 
antimicrobiens "ne sauraient en aucun cas être utilisés pour 
améliorer les performances des élevages ou pour compenser le non 
respect des bonnes pratiques en matière d'élevage".  
    L'utilisation "prophylactique systématique" des 
antimicrobiens, consistant à traiter tout un troupeau pour 
éviter l'apparition d'une maladie, "est interdite", selon un de 
leurs amendements. 
    Resteraient autorisées l'utilisation prophylactique 
d'antimicrobiens "sur des animaux individuels", si elle est 
pleinement justifiée par un vétérinaire dans des circonstances 
exceptionnelles" dont la liste devrait être établie par l'Agence 
européenne des médicaments. 
    L'utilisation métaphylactique de ces médicaments, consistant 
à traiter un groupe d'individus lorsque l'un d'eux est atteint 
pas une maladie, serait limitée "aux animaux cliniquement 
malades et aux animaux identifiés comme présentant un risque 
élevé de contamination". 
    En guise de mesures prophylactiques, le Parlement introduit 
une obligation d'utiliser des animaux reproducteurs "en bonne 
santé, en respectant une diversité génétique appropriée" et de 
recourir à des conditions d'élevage réduisant les risques 
épidémiques, notamment en en limitant la densité. 
    Un Etat membre pourrait par ailleurs restreindre ou 
interdire l'utilisation de substances antimicrobiennes données 
sur son territoire s'il s'agit "d'antimicrobiens d'importance 
critique pour une utilisation chez l'homme" ou en vertu d'une 
politique nationale de "recours prudent aux antimicrobiens". 
    Ce projet de règlement, proposé en 2014 par la Commission 
européenne pour remplacer une directive de 2001, doit désormais 
faire l'objet d'une négociation entre le Parlement et le Conseil 
européen des Etats membres. 
 
 (Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse) 
 
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