UE-Si Schengen s'effondre, l'euro sera menacé, dit Juncker

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    STRASBOURG, 20 janvier (Reuters) - Si l'espace européen 
Schengen de libre circulation venait à disparaître, c'est la 
monnaie unique, l'euro, qui serait rapidement menacé, a déclaré 
mercredi à Strasbourg le président de la Commission européenne, 
Jean-Claude Juncker. 
    Revenant, devant les députés européens, sur l'incapacité des 
Etats à mettre rapidement en œuvre les mesures qui devraient 
permettre de contrôler les frontières extérieures face aux flux 
de migrants, il a souligné le "coût" d'une fermeture des 
frontières intérieures déjà appliquée par certains pays. 
    "Nous avons, pour ce qui est de Schengen, un comportement 
qui se caractérise par sa légèreté. Nous fermons l'une après 
l'autre les frontières en Europe. Lorsque nous les aurons toutes 
fermées, nous verrons que le coût du non Schengen est 
considérable", a-t-il affirmé. 
    L'ancien Premier ministre luxembourgeois a évoqué les 1,7 
millions de travailleurs frontaliers et les "57 millions de 
mouvements de transport routier transfrontalier" (par an) qui 
bénéficient de l'espace Schengen. 
    "Rien que sur le pont entre le Danemark et la Suède, le fait 
de la réintroduction des contrôles aux frontières comporte un 
coût de 300 millions (d'euros). Les pénalités, sous forme de 
délais d'attente aux frontières pour les camions, se chiffrent à 
3 milliards", a-t-il souligné. 
    "Si les frontières sont fermées, si le marché intérieur 
commence à souffrir de conséquences, non maîtrisées parce que 
non maîtrisables, de la réintroduction des frontières, il est 
évident que viendra le jour où on se posera la question de 
savoir si vraiment il nous faut une monnaie unique si on n'a 
plus de marché intérieur et si on n'a plus de libre circulation 
des travailleurs", a conclu Jean-Claude Juncker. 
    Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, dont le pays 
prend la présidence tournante de l'UE, a confirmé que la mise en 
œuvre des décisions du Conseil européen de décembre était sa 
priorité : création d'un corps de garde-frontières européen, de 
centres d'enregistrements des migrants aux frontières, 
relocalisation des demandeurs d'asile et concrétisation des 
accords conclus avec la Turquie pour aider ce pays à accueillir 
les réfugiés sur son sol. 
    "Nous sommes tous dans le même bateau. Les chiffres actuels 
ne sont pas viables. Le temps presse. Nous avons besoin d'une 
réduction rapide du nombre de réfugiés dans les six à huit 
semaines qui viennent", a-t-il dit. 
 
 (Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • charleco il y a 11 mois

    L'Europe était un beau rêve mais nos technocrates en on fait un monstre invivable et antidémocratique. L'Europe ne pourra survivre que si cette U.E. disparait pour refonder une Union en conformité avec les besoins des peuples, c'est à dire en distanciation de l'OTAN en premier lieu. US go home!

  • wanda6 il y a 11 mois

    Il ne faut pas continuer à rêver, l'Europe est une utopie qui a vécu. Plus personne y croit. Europe qui se veut championne du dumping social en organisant la compétitivité entre ses membres à travers les salaires et les avantages sociaux, en organisant la misère plutôt que le progrès social. Pour espérer que la France et les Français reprennent en main leurs destins : l'UPR. Il faut que François Asselineau puisse avoir accès aux grands médias, adhérez à l'UPR upr.fr

  • M940878 il y a 11 mois

    même pas peur !

  • restif1 il y a 11 mois

    Et si on ne fait rien c'est l'Europe qui s'effondre, et pas seulement l'Euro