UE-Paris salue une "avancée" sur les perturbateurs endocriniens

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    * Le gouvernement français annonce des mesures 
"complémentaires" 
    * Des associations dénoncent des insuffisances 
 
 (Actualisé avec élément de contexte, réactions) 
    PARIS, 4 juillet (Reuters) - La France a qualifié mardi 
d'"avancée importante" le vote des Etats membres de l'Union 
européenne sur une définition des perturbateurs endocriniens, 
une étape qui pourra permettre de retirer du marché des 
pesticides contenant ces agents chimiques potentiellement 
dangereux. 
    Les ministres français de la Transition écologique, de la 
Santé et de l'Agriculture ont parallèlement annoncé des mesures 
"complémentaires". 
    La Commission européenne a pour sa part présenté l'adoption 
de critères d'identification des perturbateurs endocriniens, 
présents dans des pesticides mais aussi des produits de la vie 
courante, comme "une étape décisive sur la voie d'une meilleure 
protection des citoyens contre les substances nocives". 
    "Une fois mis en oeuvre, ce texte garantira que toute 
substance active utilisée dans des pesticides et reconnue comme 
un perturbateur endocrinien pour les humains et les animaux 
pourra être évaluée et retirée du marché", écrit le commissaire 
à la Santé, Vytenis Andriukaitis, dans un communiqué. 
    Au-delà des pesticides, l'objectif de la Commission est 
d'englober à l'avenir les jouets, les produits cosmétiques et 
les emballages alimentaires.  
    Le vote de mardi met fin à de longs débats à Bruxelles sur 
le sujet. 
     
    "DÉFINITION IMPARFAITE" 
    "Il s'agit d'une avancée importante pour la santé et 
l'environnement", se sont félicités à Paris Nicolas Hulot, Agnès 
Buzyn et Stéphane Travert, tout en annonçant des mesures 
nationales dans ce domaine.   
    "S'agissant des substances concernées par l'exemption 
prévue, dès lors que des préoccupations s'expriment, le 
gouvernement s'engage à utiliser la procédure prévue par le 
droit européen permettant, sur la base d'analyses scientifiques 
et techniques menées au niveau national, d'interdire la mise sur 
le marché français de produits contenant ces substances", 
expliquent les trois ministres dans un communiqué commun. 
    Ils annoncent aussi la saisine de l'Agence nationale de 
sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du 
travail (Anses) afin de mener une "évaluation des risques des 
produits les plus utilisés contenant ces substances". 
    "Le gouvernement (...) prend également des mesures pour 
améliorer la transparence sur les produits phytopharmaceutiques 
et biocides mis sur le marché français, et qui contiennent des 
perturbateurs endocriniens", lit-on encore dans le communiqué. 
    Plusieurs associations européennes ont déploré un manque 
d'ambition du texte de la Commission et appelé le Parlement 
européen à le rejeter.  
    Générations futures regrette dans un communiqué 
"l'insuffisance des critères adoptés (...), qui ne garantiront 
pas un bon niveau de protection de la santé humaine et de 
l'environnement que les scientifiques et les citoyens 
attendent". 
    "L'UE vient de voter une définition imparfaite qui laisse un 
goût amer.... Mais qui permettra d'avancer?", a réagi mardi la 
Fondation Nicolas Hulot sur Twitter. 
    La France, alors en pointe dans ce dossier avec la Suède et 
le Danemark, avait menacé l'année dernière de poursuivre la 
Commission si les critères de réglementation les perturbateurs 
endocriniens devaient être trop accommodants avec les 
industriels. 
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 
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