UE-Merkel et Hollande affirment leur accord sur les réfugiés

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    STRASBOURG, 7 février (Reuters) - Angela Merkel et François 
Hollande, réunis dimanche soir à Strasbourg, ont affirmé une 
concordance de vue sur la crise des réfugiés qui sera l'un des 
principaux sujets à l'ordre du jour du prochain sommet européen 
des 18 et 19 février, a-t-on appris dans l'entourage du 
président français.  
    La chancelière allemande et le président de la République 
sont tombés d'accord pour faire du plan d'action défini par la 
Commission européenne une priorité, a-t-on précisé de même 
source. 
    Ce plan passe par une aide à la Grèce pour le contrôle de 
ses frontières, par un renforcement des moyens d'enregistrement 
et d'accueil des réfugiés mais aussi par la lutte contre les 
passeurs et l'accélération des procédures d'expulsion des 
migrants irréguliers. 
    Il prévoit également une aide à la Turquie pour permettre à 
celle-ci de fixer sur son sol une grande partie des flux de 
réfugiés. 
    Selon l'Elysée, les deux dirigeants ont également "exprimé 
une vive préoccupation partagée" concernant la Syrie où les 
forces du président Bachar Al Assad, aidées par l'aviation 
russe, ont lancé une offensive sur la ville d'Alep, 
partiellement tenues par les rebelles, provoquant un nouvel 
exode de population.   
    S'agissant du projet d'accord avec le Royaume Uni, l'autre 
sujet au menu du prochain conseil européen, ils ont "exprimé une 
approche commune", a-t-on également rapporté dans l'entourage du 
président français. 
    Angela Merkel et François Hollande se sont entretenus durant 
une heure et demie à la préfecture du Bas-Rhin, avant de dîner 
dans un restaurant proche du centre de Strasbourg, Le Pont 
corbeau, en compagnie du président allemand du Parlement 
européen, Martin Schulz, à l'origine de l'invitation. 
    Dans cette winstub (restaurant-bar à vins servant des 
spécialités alsaciennes) au style traditionnel, les trois 
convives se sont vu proposer de la tarte à l'oignon, des filets 
de harengs en entrée, du Bibeleskaes (fromage blanc, pommes de 
terre et lardons) ou du fondant de boeuf en plat de résistance. 
    Les deux chefs d'Etat s'étaient déjà retrouvés pour une 
rencontre informelle dans un restaurant strasbourgeois le 30 
janvier 2015, déjà à l'invitation de Martin Schulz, un social 
démocrate qui maîtrise aussi bien l'allemand que le français. 
 
 (Gilbert Reilhac, édité par Myriam Rivet) 
 
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