UE-Le commissaire désigné hongrois se démarque d'Orban

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BRUXELLES, 6 octobre (Reuters) - Le représentant désigné par la Hongrie au sein de la future Commission européenne présidée par Jean-Claude Juncker s'est efforcé lundi de prendre ses distances avec les politiques mises en oeuvre par le gouvernement de Viktor Orban, auquel il a appartenu jusqu'en juillet, pour tenter de surmonter les réticences du Parlement européen à sa nomination. Comme le veut la procédure, Tibor Navracsics a été auditionné mercredi dernier après avoir répondu à des questions écrites des eurodéputés. Ces derniers l'ont toutefois prié de répondre par écrit à une nouvelle série de questions, nombre d'élus s'interrogeant sur la pertinence de confier le portefeuille de l'Education, la culture, la jeunesse et la citoyenneté à un ancien membre d'un gouvernement taxé par ses adversaires de dérive nationaliste et liberticide. Dans ses réponses, Tibor Navracsics critique les lois sur les médias et sur l'éducation adoptées en Hongrie alors que lui-même était ministre de la Justice puis des Affaires étrangères du gouvernement de Viktor Orban. "La liberté de la presse et la pluralité des médias sont d'une importance essentielle à une société démocratique. Je regrette que parfois dans le passé, le gouvernement hongrois, auquel je n'appartiens plus, n'ait pas accordé une importance suffisante à cet aspect important", écrit-il. Tibor Navracsics réitère son engagement à respecter la Charte européenne des droits fondamentaux et à s'assurer que tous les pays s'y conforment. Les auditions des commissaires désignés ne sont pas encore terminées au Parlement européen. Certains des prétendants déjà auditionnés ont été priés, à l'instar de Tibor Navracsics, de répondre par écrit à de nouvelles questions. C'est le cas du Français Pierre Moscovici, pour le portefeuille des Affaires économiques et financières. Le Britannique Jonathan Hill, chargé des services financiers, va même devoir repasser un oral devant le Parlement. Les eurodéputés se prononceront sur la composition de la future Commission dans son ensemble lors d'un vote à Strasbourg le 22 octobre, pour une entrée en fonctions prévue le 1er novembre. (Paul Taylor,; Bertrand Boucey pour le service français)

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