UE-La France ne modifiera pas son budget avant le 15/10-source

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LUXEMBOURG, 13 octobre (Reuters) - Le gouvernement français ne modifiera pas ses projets de budgets de l'Etat et de la Sécurité sociale avant mercredi, date limite pour les soumettre à la Commission européenne, malgré les pressions en ce sens, a-t-on confirmé lundi de source française. Des sources européennes ont dit en fin de semaine dernière que des responsables européens tentaient d'obtenir des modifications de dernière minute pour éviter un bras de fer entre la Commission européenne et la France. Malgré l'insistance de Paris, qui explique que la faible croissance et la faible inflation sont responsables de la réduction des déficits publics moindre que prévu cette année et l'an prochain, ces responsables ont expliqué que l'écart entre les nouvelles prévisions et les promesses de la France devrait pousser la Commission à demander la modification de ces budgets. "Les budgets ne seront pas changés" avant mercredi, a dit une source, confirmant les déclarations du ministre des Finances, Michel Sapin, qui a assuré la semaine dernière que le montant des économies prévu l'an prochain (21 milliards d'euros) ne serait pas augmenté, pas plus que la pression fiscale. Loin de ramener le déficit public à la limite européenne de 3% du produit intérieur brut l'an prochain comme la France s'était engagée à le faire, les textes budgétaires prévoient qu'il atteindra 4,3% fin 2015. Le déficit ne serait ainsi qu'à peine réduit par rapport à cette année, pour laquelle il est attendu à 4,4% du PIB au lieu de 3,8% prévu auparavant. Le dérapage est également important pour le déficit structurel (c'est-à-dire hors effet du cycle économique), une notion désormais essentielle dans l'analyse de la Commission. Au lieu des 0,8 point d'ajustement structurel recommandés par la Commission, tant pour 2014 que pour 2015, la France prévoit désormais de n'en faire que 0,1 cette année et 0,2 l'an prochain, en expliquant ces écarts par des ajustements techniques et la panne d'inflation. La question des budgets français et italien devait être abordée lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro ce lundi à Luxembourg. Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, qui avait jugé vendredi insuffisant le projet de budget de la France, a déclaré lundi à son arrivée à l'Eurogroupe que "les chiffres que nous entendons de Paris ne sont pas très prometteurs. C'est sans aucun doute un sujet de préoccupation". (Jean-Baptiste Vey, avec John O'Donnell, édité par Yves Clarisse)

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  • janaliz le lundi 13 oct 2014 à 18:33

    Eh bien soit Bruxelles se décu.lotte, soit nous allons au clash avec fes.sée à la clef... Je me pose la question de savoir l'intérêt d'un tel affrontement. Si tout le monde s'assoit sur les traités signés quelle image sera envoyé au monde et notamment aux pays moins influents.

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