UE : inquiétude de la montée des extrêmes

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Les voisins de la France ont du mal à digérer le score historique de l'extrême droite. Plusieurs responsables européens de gauche ont mis en cause lundi une responsabilité politique de Nicolas Sarkozy dans le score de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle.

Jean Asselborn, socialiste et chef de la diplomatie luxembourgeoise, a été le plus vigoureux. «Répéter tous les jours qu'il faut changer (l'espace sans passeport de) Schengen, qu'il doit y avoir une politique d'immigration forte et agiter en même temps l'exception française (...) tout cela c'est apporter de l'eau au moulin du Front national», a lâché le ministre lors d'un rendez-vous avec ses homologue européens. L'Autrichien Hannes Swoboda, chef de file des eurodéputés socialistes, a également dénoncé une rhétorique «antieuropéenne» du président sortant.

Sans s'attaquer nommément à Nicolas Sarkozy, la Commission européenne a lancé une mise en garde voilée contre la démagogie, avant le second tour de la présidentielle. Les dirigeants ne doivent «pas céder à la tentation des discours populistes» parce que ces idées «sont fondamentalement contraires aux idéaux portés par la construction européenne, a fait savoir Olivier Bailly, l'un des porte-parol

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