UE-Hollande refuse toute "pression" de Washington sur l'Europe

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    LA VALETTE, Malte, 3 février (Reuters) - François Hollande a 
invité vendredi l'Union européenne à refuser toute "pression" 
des Etats-Unis et à oeuvrer à son indépendance et à son avenir, 
notamment en matière de défense.    
    Le président français participe à Malte à un sommet européen 
informel destiné à préparer celui du mois prochain en Italie 
marquant les 60 ans du Traité de Rome.  
    La déclaration du 25 mars qui doit affirmer les valeurs et 
les objectifs d'une UE prête à avancer malgré des dissensions, 
les élections en France et en Allemagne, et le trouble créé par 
l'entrée en fonctions du président américain Donald Trump. 
    "Ce qui se joue, c'est le destin même de l'Union 
européenne", a déclaré François Hollande à son arrivée au sommet 
de la Valette.  
    "Il ne peut pas être accepté qu'il y ait, à travers un 
certain nombre de déclarations du président des Etats-Unis, une 
pression sur ce que doit être l'Europe ou ce qu'elle ne doit 
plus être, puisqu'en l'occurrence c'est ce qu'il prétend", 
a-t-il ajouté à l'adresse du locataire de la Maison blanche. 
    Donald Trump a notamment salué la décision du Royaume-Uni de 
quitter l'Union européenne. 
    Pour le président français, l'indépendance de l'UE passe par 
un coup d'accélérateur en matière de défense, à l'heure où 
Donald Trump souhaite désengager son pays de l'Otan. 
    "Il y a la nécessité d'assurer notre propre défense dans le 
cadre de l'Alliance atlantique, il y a la volonté de protéger 
nos intérêts commerciaux alors qu'ils sont menacés. Et puis il y 
a aussi ce que nous devons faire pour que la puissance 
économique de l'Europe puisse être une puissance politique au 
service de la paix dans le monde", a-t-il dit. 
    François Hollande a mis en garde les pays européens qui, 
comme la Hongrie, seraient tentés d'engager un dialogue exclusif 
avec Washington.    
    "Beaucoup de pays devraient penser que leur avenir est 
d'abord dans l'Union européenne plutôt que d'imaginer je ne sais 
quelles relations bilatérales avec les Etats-Unis, même s'il est 
normal que chacun parle avec le président des Etats-Unis, je 
l'ai fait moi-même", a-t-il dit.    
    "Nous devons avoir une conception européenne de notre avenir 
sinon il n'y a, à mon avis, pas d'Europe et pas nécessairement 
de projet pour chacun des pays de pouvoir peser dans le monde", 
a-t-il ajouté.  
 
 (Alastair McDonald, avec Elizabeth Pineau à paris, édité par 
Yves Clarisse) 
 
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  • charleco il y a 9 mois

    Gros Tartuffe, depuis le début, il est inféodé à Washington. Quelle duplicité, dire une chose et faire son contraire (ou l'inverse : faire une chose et dire son contraire). Pour le double langage, un double baffe.