UE-Hollande et Merkel rassurent les Balkans après le "Brexit"

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    PARIS, 4 juillet (Reuters) - François Hollande et Angela 
Merkel ont déclaré lundi aux pays des Balkans désireux de se 
rapprocher de l'Union européenne que la récente décision des 
Britanniques de quitter l'UE ne changeait rien les concernant.   
    Le président français et la chancelière allemande ont 
participé à un sommet à Paris où étaient représentés six pays 
des Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, 
Macédoine, Monténégro, Serbie).  
    Outre la France et l'Allemagne, quatre pays de l'UE étaient 
présents à ce sommet notamment consacré aux inquiétudes liées au 
résultat du référendum britannique du 23 juin : l'Autriche, la 
Croatie, l'Italie et la Slovénie.         
    "Il était important de réaffirmer très clairement que la 
décision britannique ne remet en aucune façon en cause les 
engagements qui ont été pris à l'égard des pays de la région des 
Balkans", a déclaré François Hollande devant la presse au terme 
de la réunion. 
    "Ils seront respectés aux conditions qui ont été 
initialement fixées et qui devront être vérifiées", a ajouté le 
président français.  
    Angela Merkel lui a fait écho dans une déclaration distincte 
devant la presse allemande.  
    En ce qui concerne le processus de rapprochement des pays 
des Balkans, "la décision de la Grande-Bretagne n'a rien changé. 
C'est ce que ces pays craignaient", a souligné la chancelière.  
    Dans la cour de l'Elysée, la Haute représentante de l'Union 
européenne pour les Affaires européennes, Federica Mogherini, a 
délivré un message similaire : "Notre détermination à poursuivre 
le processus d'élargissement est là, et il est très important de 
le réaffirmer maintenant", a-t-elle dit.    
    Pour le Premier ministre croate, dont le pays est membre de 
l'UE depuis 2013, "le 'Brexit' ne marque absolument la fin de 
l'élargissement".   
    Les Premiers ministres de la Serbie, du Monténégro et de 
l'Albanie, dont les pays espèrent rejoindre l'Union européenne, 
se sont déclarés confiants.    
    "Dans les Balkans, on ne craint rien", a dit en français le 
dirigeant albanais, Edi Rama. A ses yeux, le "choc" du "Brexit" 
doit aussi servir "à se rendre compte qu'il faut plus d'Europe." 
   Le ministre des Affaires étrangères macédonien, Nikola 
Poposkito, a lui aussi dit sa détermination à aller de l'avant.  
    "Nous avons perdu un allié, un pays qui soutenait 
l'élargissement avec force. Mais l'idée de l'élargissement ne 
devrait pas être affectée", a-t-il dit à Reuters.   
 
 (Elizabeth Pineau, Ingrid Melander et Michelle Martin) 
 
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