UE/GB-La Commission confirme un texte sur le "freinage d'urgence"

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    BRUXELLES, 1er février (Reuters) - La Commission européenne 
a confirmé lundi avoir mis au point une proposition de "freinage 
d'urgence" qui doit permettre à Londres de limiter sans attendre 
les prestations sociales versées aux travailleurs immigrés. 
    Ce dispositif n'a pas encore été présenté aux gouvernements 
des Etats membres, a ajouté lors d'un point de presse à 
Bruxelles le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas. 
    Il a fait état de progrès dans les discussions entre le 
Royaume-Uni et l'UE aux niveaux politique et technique. Mais, 
a-t-il poursuivi, il n'y aura accord sur rien tant qu'il n'y 
aura pas accord sur tout. 
    "Nous n'y sommes pas encore, les discussions se poursuivent 
aujourd'hui au niveau des 'sherpas' entre le Conseil, la 
Commission et le Royaume-Uni. La durée (de ces discussions) 
dépend du président (du Conseil européen Donald) Tusk et du 
Premier ministre (britannique David) Cameron", a expliqué 
Margaritis Schinas. 
    "Il ne suffit pas que les juristes de la Commission et du 
Conseil soient d'accord, car c'est un processus qui se fait à 28 
et la Commission travaille pour les 28 Etats membres de 
l'Union." 
    David Cameron et Donald Tusk ne sont pas parvenus à 
s'entendre dimanche sur la renégociation des relations entre 
Londres et Bruxelles et ont décidé de prolonger leurs 
discussions de vingt-quatre heures. 
    "En ce qui concerne les prestations sociales, la Commission 
a avancé un texte qui dit clairement que la situation actuelle 
de la Grande-Bretagne remplit les conditions nécessaires à un 
freinage d'urgence", a déclaré dimanche soir un porte-parole de 
David Cameron dans un communiqué, parlant d'une "avancée 
importante". 
    Donald Tusk, a-t-il ajouté, doit remettre mardi un projet de 
réformes aux autres Etats membres après une "journée de travail 
pour résoudre les problèmes en suspens". L'objectif est de 
parvenir à un accord global pour le Conseil européen des 18 et 
19 février. 
    La question de l'immigration s'est avérée être le point le 
plus délicat des discussions, qui portent également sur la 
souveraineté et la compétitivité de l'UE. 
    Avant sa rencontre avec Donald Tusk, David Cameron avait 
jugé que la proposition de l'UE sur le freinage d'urgence devait 
être "renforcée de façon significative" et entrer en vigueur 
immédiatement après le référendum. 
 
 (Gabriela Baczynska, Jean-Philippe Lefief et Guy Kerivel pour 
le service français) 
 
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