UE et USA devraient lever les barrières douanières

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L'UE ET WASHINGTON DEVRAIENT LEVER LES BARRIÈRES DOUANIÈRES SUR LES ÉCHANGES BILATÉRAUX
L'UE ET WASHINGTON DEVRAIENT LEVER LES BARRIÈRES DOUANIÈRES SUR LES ÉCHANGES BILATÉRAUX

par Barbara Lewis et Robin Emmott

BRUXELLES (Reuters) - Le président américain Barack Obama et les dirigeants européens vont s'engager, lors du sommet du 26 mars, à lever toutes les barrières douanières en vigueur dans les échanges bilatéraux, selon un projet de communiqué que Reuters a consulté.

"L'Union européenne et les Etats-Unis s'engagent fermement à conclure un partenariat transatlantique de commerce et d'investissement exhaustif et ambitieux", indique le projet de communiqué.

"Parmi les objectifs poursuivis, figure l'élimination de tous les droits de douane sur les échanges bilatéraux", est-il encore écrit. Le texte sera rendu public au terme du sommet qui sera organisé à Bruxelles.

Les deux parties n'étaient jusqu'à présent pas parvenues à trouver un accord, les concessions américaines s'étant avérées moins importantes que ce que souhaitaient les Européens.

Le texte est sujet à d'autres négociations avec les Etats-Unis.

En plus d'un accord sur les échanges commerciaux transatlantiques, le sommet du 26 mars doit également permettre d'arriver à une position commune sur l'Ukraine et sur le changement climatique.

Il offrira également l'occasion à Washington une nouvelle occasion d'apaiser ses partenaires européens sur les questions d'espionnage.

Les négociateurs de l'accord commercial ont bon espoir d'arriver à une finalisation du texte d'ici la fin de l'année, tout en sachant qu'il faudre convaincre les consommateurs de son bien-fondé dans un contexte de préoccupations grandissantes en matière d'environnement et de sécurité alimentaire.

UN ACCORD QUI BÉNÉFICIERA AU SECTEUR AUTOMOBILE

Les barrières douanières entre les USA et l'UE sont déjà assez peu élevées mais Bruxelles et Washington estiment qu'une levée totale des droits bénéficierait au secteur privé, tout particulièrement dans le secteur automobile.

Les voitures européennes importées aux Etats-Unis se voient actuellement imposer un droit de douane de 2% tandis que ce droit est de 10% pour les véhicules américains acheminés en Europe.

Les Etats-Unis négocient actuellement un accord commercial similaire avec 11 pays situés en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique, mais il existe toujours des divergences importantes en matière de droits de douane, notamment avec le Japon, principal partenaire de Washington dans la région.

Barack Obama et les dirigeants européens s'engageront également à faire en sorte qu'internet soit le plus sûr possible, tout en étant gouverné par une multitude de pays, pas seulement les Etats-Unis.

"Ensemble, nous voulons un internet ouvert, libre et sécurisé, fondé sur une modèle de gouvernance inclusif, efficace et transparent, comptant une multitude d'actionnaires", lit-on dans le projet.

Les responsables américains à Bruxelles n'ont pu être joints dans l'immédiat pour faire un commentaire.

Les négociateurs américains et européens ont entamé cette semaine un quatrième tour de discussions à Bruxelles, un mois après que les deux parties ont annoncé les concessions qu'elles étaient prêtes à faire.

Certains responsables proches de la positions européenne ont dit à Reuters que Bruxelles était prêt à lever 96% des droits de douane existants, ne les conservant que pour des produits sensibles, tels le boeuf, le porc et la volaille.

Mais Karel De Gucht, commissaire européen au Commerce, avait dit fin février que Washington n'allait pas aussi loin, sans être plus précis. Certaines informations de presse avaient alors rapporté que les Etats-Unis avaient proposé de lever 88% des droits de douane actuellement en place.

(Nicolas Delame et Benoît Van Overstraeten pour le service français)

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  • roux.g le jeudi 13 mar 2014 à 22:40

    Donc, il y a des négociations, on nous dévoile un tout petit peu ce qu'il en est, mais les citoyens de l'Europe ne sont pas informés, et l'accord sera signé sans qu'ils aient entendu clairement parler des enjeux. La démocratie s'arrête à la porte de l'Europe, et des marchés. Citoyens, on ne vous en parle pas, parce qu'il s'agit des intérêts des entreprises, des actionnaires, et ça, ça ne doit pas être discuté par le vulgum peccum.