UE et Rome s'entendent sur les créances bancaires italiennes

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 (Actualisé avec des précisions) 
    par Francesco Guarascio 
    BRUXELLES, 26 janvier (Reuters) - La Commission européenne 
(CE) et l'Italie ont conclu mardi soir un accord sur des mesures 
permettant aux banques italiennes de céder une partie de leurs 
quelque 200 milliards d'euros de créances douteuses, mettent 
ainsi un terme à près d'un an de négociations parfois tendues. 
    Ces créances douteuses, qui se sont accumulées durant une 
période de récession qui s'est étalée de 2012 à 2014, ont 
immobilisé le capital des banques et ont réprimé une activité de 
crédit qui serait bien utile pour étayer une reprise économique 
fragile. 
    Le ministre italien de l'Economie, Pier Carlo Padoan, a dit 
à la presse, à l'issue d'une réunion d'environ cinq heures avec 
la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager, 
que les modalités de l'accord étaient en cours de finalisation. 
    Il a précisé que le compromis reposait sur "un mécanisme de 
garantie, qui est un instrument très utile pour traiter les 
créances douteuses".  
    Ce mécanisme permettra aux banques italiennes de transférer 
les créances douteuses de leur bilan dans des structures de 
défaisance distinctes au sein desquelles elles seront titrisées 
pour être revendues. 
    Les banques bénéficieront d'une garantie de l'Etat sur les 
tranches prioritaires (senior) des créances titrisées. "Les 
garanties doivent être fixées au prix du marché et ne 
constituent donc pas une aide publique", a observé Margrethe 
Vestager dans un communiqué. 
    La Commission a déclaré dans un communiqué qu'avec l'aide 
d'un comité de surveillance, elle vérifierait la bonne exécution 
de la procédure afin de s'assurer qu'elle n'implique pas d'aide 
publique.  
    Conformément aux règles plus strictes introduites en Europe 
après la crise financière et destinées à protéger le 
contribuable, une aide publique ne peut être apportée à un 
établissement financier défaillant qu'une fois les actionnaires 
mis à contribution. 
    Les négociations entre Rome et Bruxelles ont buté des mois 
durant précisément sur cette question de savoir si le mécanisme 
à l'étude comporterait ou pas un élément d'aide publique. 
    Les actions des banques italiennes ont subi un sévère coup 
de tabac cette année, de crainte que ces négociations 
n'aboutissent pas. Mais elles ont rebondi mardi, dans l'espoir 
du contraire. 
    C'est surtout Monte dei Paschi di Siena  BMPS.MI , la 
troisième banque italienne, qui a souffert de cet état de 
choses, chutant de quelque 43% depuis le début de l'année, soit 
deux fois les pertes de l'ensemble du secteur bancaire italien. 
 
 (Avec Gavin Jones, Jan Strupczewski et Foo Yun Chee, Wilfrid 
Exbrayat pour le service français, édité par Bertrand Boucey) 
 

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