UE et Etats-Unis condamnent les violences au Congo-Brazzaville

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    BRAZZAVILLE, 8 avril (Reuters) - L'Union européenne a 
condamné les violences et les violations des droits de l'homme 
qui ont suivi l'élection présidentielle du 20 mars en République 
du Congo. 
    Dix-sept personnes ont trouvé la mort dans les affrontements 
qui ont suivi la réélection contestée du président Denis 
Sassou-Nguesso, notamment lors de fusillades lundi dernier dans 
le sud de la capitale, Brazzaville. 
    "Le processus post-électoral a été marqué par des violations 
des droits de l'homme, des arrestations et des manoeuvres 
d'intimidation visant l'opposition et des médias", affirme l'UE 
dans un communiqué. "Cela remet en question la crédibilité des 
résultats." 
    Jeudi, le département d'Etat américain a fait part de sa 
"profonde déception", dénonçant les failles du processus 
électoral, "des irrégularités généralisées et l'arrestation de 
partisans de l'opposition" à la suite du scrutin présidentiel. 
    A Brazzaville, le ministère congolais des Affaires 
étrangères a déploré vendredi certaines déclarations 
"approximatives et répétées" de la part de personnes mal 
informées "qui ont refusé délibérément de déployer des 
observateurs sur le terrain pour couvrir l'élection 
présidentielle du 20 mars". 
    Denis Sassou-Nguesso, qui a 72 ans, a été président de la 
République du Congo entre 1979 et 1992 et l'est à nouveau depuis 
1997. Il a été réélu le 20 mars après avoir fait adopter, par 
référendum en octobre 2015, des réformes supprimant les diverses 
limitations aux mandats présidentiels qui l'auraient empêché de 
se représenter. 
 
 (Philon Bondenga avec Christian Elion; Guy Kerivel pour le 
service français) 
 
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