UDI : et si j'étais ministre ?

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Jean-Louis Borloo, contre-président de la République UDI.
Jean-Louis Borloo, contre-président de la République UDI.

À l'Élysée, le conseil des ministres se tient à huis clos. Le contre-gouvernement de l'UDI, qui tenait le sien parallèlement mercredi, nous a ouvert ses portes. La réunion a eu lieu à l'hôtel de l'Industrie, à côté de l'église de Saint-Germain-des-Prés, dans une salle spacieuse dont les portes font un boucan d'enfer à chaque allée et venue. Autour de Jean-Louis Borloo, le président du mouvement, se tiennent 15 contre-ministres et 37 autres - des secrétaires d'État, dirons-nous - chargés de secteurs plus spécifiques. Les deux personnages-clés du dispositif - Jean-Louis Borloo et Yves Jégo - n'ont pas, sur les documents distribués, de titre spécifique. On en déduit néanmoins que Borloo ferait office de contre-chef de l'État tandis que Jégo serait son contre-Premier ministre.

L'autorité de Jégo s'impose en cela qu'il dispose d'un sablier de cinq minutes, qu'il tourne et retourne pour rythmer les interventions des uns et des autres. La réunion, convoquée à 11 heures, commence avec 10 minutes de retard, ce qui a le don d'agacer Jégo. Un invité exceptionnel s'est un peu fait attendre : François Bayrou, récemment rabiboché avec la famille UDI et qui se tient exactement en face de Borloo. Il est venu, comme de juste, accompagné de Marielle de Sarnez, son inséparable muse politique.

On travaille, au contre-gouvernement. Cette cérémonie, qui a l'air d'être un jeu de société, est en fait très sérieuse. Hervé Morin, l'ancien ministre de...

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