Uday Hussein et le torture football club

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Uday Hussein et le torture football club
Uday Hussein et le torture football club

Durant plus d'une décennie, Uday Hussein, le fils aîné de Saddam Hussein, s'est occupé personnellement de l'équipe nationale d'Irak. Au programme : punition, humiliation, peine de prison et torture. Retour vers une époque pendant laquelle les joueurs étaient bien obligés de tout donner sur le terrain au risque de tout perdre en dehors.

À quelques kilomètres à l'ouest de Bagdad se dressent les vestiges d'un bâtiment en décrépitude, éventré de part et d'autre par les raids aériens de l'armée américaine, symbole passé du pouvoir de la famille Hussein : la prison d'Al Radwaniyah. En approchant ces ruines, les Irakiens entendent encore les cris des victimes des pires exactions commises par le pouvoir en place après les émeutes de 1991, mais aussi ceux des footballeurs torturés par Uday Hussein, Abou Sarhan (Le Loup, ndlr), pendant ses longues années à la tête du comité olympique irakien et de la Fédération irakienne de football. Durant les années 1990, une défaite, ou tout autre match qu'Uday jugeait comme une contre-performance, valait aux Asood Al Rafidain (Les Lions de Mésopotamie, ndlr) un séjour à Al Radwaniyah. Parfois, Le Loup préférait même amener ses "protégés" dans une de ses résidences. Là-bas, joueur et staffs travaillaient douze heures par jour, dormaient au milieu des bêtes et subissaient des tortures en tout genre.

De la gloire à la terreur


Avec une partie de ses terres au sein du Croissant fertile, l'Irak a toujours bénéficié d'une culture du football riche et de récoltes talentueuses. Pendant près de 30 ans, les Lions ont tout remporté, ne laissant à leurs concurrents que quelques miettes : 4 Coupes arabes des nations (1964, 1966, 1985 et 1988), 3 Coupes du Golfe (1979, 1984, et 1988) et même une qualification pour la Coupe du monde 1986 au Mexique. Les héros de ce temps – Ammo Baba, Hussein Saeed ou encore Ahmed Radhi – étaient loin de se douter alors que l'arrivée au pouvoir de la famille Hussein, en 1979, changerait leur avenir du tout au tout. Avec Uday, le fils sadique et ultra violent de Saddam, au sommet du football irakien, le ballon rond n'avait plus rien d'un jeu. En quelques années, Le Loup retira au football son bien le plus sacré : le plaisir de jouer. "Le football sous l'ère Uday était un jeu terrifiant, une pression psychologique insupportable pour les footballeurs. C'était intenable", racontait il y a quelques années Saad Qais, un ancien joueur, au site In Bed with Maradona.

Parce qu'il pensait que les Lions de Mésopotamie se devaient d'être les porte-drapeaux d'une Irak rayonnante, la cruauté et l'ignoble n'avaient plus de frontières pour Uday. "Lorsqu'on perdait, on était punis de la manière la plus humiliante et dégradante…




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