UCITS IV : les professionnels paraissent conquis

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(NEWSManagers.com) -


Comme le veut la loi du genre, la table ronde de Paris Europlace sur les atouts de la gestion d'actifs française dans l'environnement nouveau de la directive OPCVM IV qui s'est tenu début juillet a été consensuelle, avec des régulés qui se félicitaient d'avoir un régulateur réceptif et techniquement à la page, et un régulateur, Thierry Francq, secrétaire général de l'AMF, qui leur rendait la pareille.

Cela posé, chacun des participants est convenu que le nouveau texte entrant en application dans moins d'un an désormais comporte de nombreux avantages, notamment avec un passeport européen qui vaut pour la société de gestion comme pour les produits. Xavier Lépine, président d'UFG-LFP a utilisé à cet égard le raccourci plaisant selon lequel la directive permettra de gérer de Paris tout en ayant des sociétés boîtes aux lettres quelque part ailleurs. Pour Alain Dubois, président de Lyxor Asset Management, et pour Christian Bartholin, directeur général de HDF Finance, OPCVM IV " va surtout apporter beaucoup plus d'Europe" et offrir " une plus grande facilité de commercialisation ainsi qu'un meilleur contrôle de la liquidité" .

Yves Perrier, CEO d'Amundi a détaillé pour sa part les travaux du haut comité de place insistant sur le fait qu'il importe en France d'agir sur les flux de collecte, pour les orienter vers l'épargne longue, et suggérant un allongement de l'exonération fiscale sur l'assurance-vie à douze ans contre huit.

Parmi les suggestions de Stéphane Puel, associé, Gide Loyrette Nouel, celles d'améliorer la lisibilité d'une régulation qui tend à être trop complexe et d'inciter les gérants à à investir dans leurs propres fonds.

Paul-Henri de la Porte du Theil, président de l'AFG, avait en introduction rappelé que la gestion française, avec quelque 2.600 milliards d'euros d'encours fin 2009 (dont 1.370 milliards dans des fonds et 1.230 milliards dans des mandats discrétionnaires ou des fonds domiciliés à l'étranger), est non seulement l'une des importantes du monde, mais qu'elle comporte environ 600 maisons, avec une vaste gamme d'opérateurs compétitifs " dans un écosystème très dynamique" .

Dans sa réponse, Thierry Francq a souligné que le régulateur va veiller à ce que la mise en ?uvre de la directive soit " littérale" (sans ajouts) et qu'il va concentrer sa surveillance sur la distribution.

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