UBS : un activiste demande le démantèlement de la banque suisse

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(lerevenu.com) - Eric Knight, président-fondateur du fonds d'investissement Knight Vinke Asset Management s'est offert, le 2 mai, une pleine page de publicité dans le quotidien financier britannique, pour ouvrir les hostilités contre les dirigeants d'UBS, la première banque helvétique. Cet activiste qui a déjà ferraillé, dans le passé, avec les dirigeants de HSBC, Royal Dutch Shell, et en France, GDF Suez et Vivendi, notamment, a écrit sa lettre ouverte à l'intention des dirigeants d'UBS, de ses employés, ses actionnaires et ses clients. Il vouloir lancer un débat transparent sur la stratégie du groupe bancaire : «Nous nous interrogeons, en particulier, sur le bien fondé de garder les activités de banque d'investissement sous le même toit que le métier de gestion de fortune et les activités bancaires en Suisse.

Le gérant reconnaît que l'activité de banque d'investissement a affiché de bons résultats au premier trimestre, mais il rappelle que ces métiers dits de banque de gros ont «pratiquement coulé» le groupe, entre 2007 et 2009 : «La banque d'investissement est un métier très risqué qui met en péril les franchises du groupe dans la gestion de fortune et l'activité bancaire traditionnelle en Suisse.» Pendant cette période, rappelle Eric Knight, la banque d'investissement a perdu 57 milliards de francs suisses et le groupe UBS a dû être sauvé par ses actionnaires et la Banque nationale suisse.

L'activiste suggère que la branche de banque d'investissement soit démembrée des autres activités d'UBS et que ce soient les dirigeants de ces métiers et leurs salariés qui en prennent directement le contrôle, puisque, de toutes façons, ce sont eux qui perçoivent l'essentiel de leurs profits : «Depuis 1998, la banque d'investissement d'UBS a distribué 115 milliards de francs suisses de rémunérations et de bonus à ses équipes, alors que, sur la même période la contribution de cette branche a été négative de 25 milliards de francs suisses au groupe bancaire et à ses actionnaires.» Eric Knight reconnaît que le conseil d'UBS présidé par Axel Weber a déjà commencé à restructurer UBS, mais il lui enjoint d'aller plus loin en séparant complètement le groupe en deux.

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  • sebperne le vendredi 3 mai 2013 à 10:40

    Bien vu! Les traders/banquiers qui font de l'investissement sur fonds propres se doivent de pousser la logique jusqu'au bout. Ils doivent comme des entrepreneurs gagner quand ils réussissent leur paris et perdre quand ils se plantent. Aujourd'hui ils ne peuvent que gagner, c'est une aberration!