UBS manque de convictions fortes en matière de conjoncture

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(NEWSManagers.com) - Chef économiste d' UBS Wealth Management & Business Banking, Andreas Hoefert a souligné récemment à Paris qu'il s'attend à une " conjoncture sur les chapeaux de roues pour les trois à quatre mois à venir" . Au-delà, la visibilité s'avère en revanche suffisamment aléatoire pour que le gestionnaire helvétique n'accorde que 60 % de probabilité à son scénario principal, celui d'une normalisation des marchés et d'une poussée inflationniste pour 2012. Le scénario alternatif, crédité de 30 % de probabilité, est celui d'une rechute fin 2010.
Après une année 2009 où il aurait été " très difficile de perdre de l'argent" , l' UBS -dans son portefeuille équilibré suisse- surpondère légèrement les actions (53-55 %) surtout les émergentes et les valeurs européennes tournées vers l'exportation. La surpondération concerne principalement les secteurs des technologies de l'infomation et de l'énergie.
La poche de cash est inférieure à 5 % et, dans l'obligataire, le groupe suisse sous-pondère les obligations gouvernementales tout en surpondérant les obligations d'entreprises et le haut rendement. L'allocation aux investissements alternatifs représente entre 5 et 10 %, et elle se répartit entre la partie actions pour le private equity et les matières premières tandis que les hedge funds et l'immobilier sont comptabilisés dans la partie obligataire.
Sur le front des monnaies, UBS a un faible actuellement pour le dollar australien. D'autre part, comme les quatre grandes monnaies sont de mauvais placements, la banque suisse mise sur des " ersatz" , à savoir le franc suisse pour l'euro, le dollar canadien pour le dollar américain, la couronne norvégienne pour la livre et le dollar de Singapour pour le yen.

Andreas Hoefert s'attend à une crise sur l'euro, provoquée par les écarts de soldes des opérations courantes reflétant des déséquilibres macro-économiques énormes, notamment entre une Allemagne compétitive et d'autres pays qui le sont beaucoup moins. Cela posé, il serait possible d'éviter une implosion " à condition de se souvenir que l'euro est un projet politique et non économique, à la base. Dès lors, il faut accepter d'en payer le prix" .

info NEWSManagers

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