Uber plie et suspend son application UberPOP en France

le , mis à jour à 12:49
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UBERPOP SERA SUSPENDU EN FRANCE À COMPTER DE VENDREDI 20H00
UBERPOP SERA SUSPENDU EN FRANCE À COMPTER DE VENDREDI 20H00

PARIS (Reuters) - Le directeur général d'Uber France a annoncé vendredi la "suspension" d'UberPOP, ce système de mise en relation de clients avec des chauffeurs non enregistrés dont les chauffeurs de taxi français réclament l'interdiction.

La suspension prend effet ce vendredi à 20h00.

Thibaud Simphal, directeur général d'Uber France, et Pierre-Dimitri Gore-Coty, directeur de la compagnie pour l'Europe du Nord, ont été renvoyés en correctionnelle, le 30 septembre prochain, dans le cadre d'une enquête préliminaire sur cette application qui contrevient à la loi dite "Thévenoud" de 2014.

Placés en garde à vue lundi dernier, ils seront jugés pour "pratique commerciale trompeuse", "complicité d'exercice illégal de l'activité d'exploitant taxi" et "organisation illégale d'un système de mise en relation de clients avec des personnes se livrant à l'activité de taxi".

Selon Thibaud Simphal, deux raisons président à la suspension, une semaine après un mouvement massif de protestation des chauffeurs de taxi qui ont pris parfois violemment à partie des chauffeurs Uber.

Le directeur général d'Uber explique en premier lieu dans Le Monde vouloir "préserver la sécurité des chauffeurs Uber".

"La seconde raison est que nous souhaitons nous situer dans un esprit d’apaisement, de dialogue avec les pouvoirs publics et montrer que l’on prend nos responsabilités", ajoute-t-il.

Malgré cette décision sans précédent, Uber France déclare toujours s'en remettre à la décision du Conseil constitutionnel sur le fond.

La compagnie américaine Uber juge contraire à la liberté d'entreprendre la disposition de loi Thévenoud qui organise la concurrence des taxis et a saisi les "Sages" à ce sujet. Une réponse est attendue dans les trois mois.

UBER PROMET DE L'AIDE À SES CHAUFFEURS

La loi punit de deux ans de prison et 300.000 euros d'amende ces prestations de taxi non déclarées.

La cour d'appel de Paris avait suspendu fin mars sa décision sur une demande d'interdiction de l'application UberPOP dans l'attente de la décision du Conseil constitutionnel.

Selon Thibaud Simphal, près de 10.000 conducteurs occasionnels sont inscrits en France sur la plateforme UberPOP, pour quelque 400.000 passagers.

Interrogé sur leur avenir, le responsable assure qu'Uber va les "aider".

"UberPOP leur offrait une opportunité réelle d’arrondir leurs fins de mois, alors que le pays en manque cruellement", regrette-t-il.

"Notre priorité est maintenant de trouver un moyen de remettre ces milliers de conducteurs sur la route. (...) On va les aider dans la course d'obstacles pour devenir VTC (véhicule de transport avec chauffeur)", assure Thibaud Simphal.

Uber, précise-t-il, va formuler des propositions au gouvernement pour favoriser le développement du secteur économique des VTC, autorisés mais très réglementés.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve recevra de nouveau vendredi en fin de journée les représentants syndicaux des taxis, qui ne projettent pas pour l'heure de nouvelles manifestations.

"Nous sommes en phase de négociation avec le gouvernement. L'heure est à la discussion, pas à l'affrontement", a déclaré sur BFM TV Didier Hogrel, président de la Fédération nationale des taxis.

Mais, a-t-il prévenu, "tant que ces applications hors la loi

ne seront pas interdites, nous continuerons à ne pas être contents".

(Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

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  • dotcom1 le vendredi 3 juil 2015 à 13:30

    Pas un politique pour prendre la défense d'Uber et les centaines d'emplois crées. Honte!

  • M1531771 le vendredi 3 juil 2015 à 12:06

    Corporation de M.E.R.D.E !

  • M1531771 le vendredi 3 juil 2015 à 12:05

    Et bien c'est bien dommage car franchement quand on voit la façon dont les Taxis se comportent avec leurs clients...ils ne méritent pas leur monopole...!