Uber-Hollande comprend "l'exaspération" mais dénonce la violence

le , mis à jour à 04:24
0

BRUXELLES, 26 juin (Reuters) - François Hollande a déclaré vendredi comprendre "l'exaspération" des chauffeurs de taxi confrontés à une concurrence "déloyale" de Uber mais a dénoncé des violences "inacceptables dans une démocratie", au lendemain d'une journée de protestation émaillée d'incidents. "On peut comprendre qu'il y ait une exaspération", a-t-il dit lors d'une conférence de presse au sommet de Bruxelles, évoquant le fait que malgré les décisions de justice, l'application UberPOP soit toujours disponible. L'application UberPOP est en principe interdite par la loi dite "Thévenoud" de 2014, mais sa mise en oeuvre se heurte à un manque de moyens et Uber, qui juge cette interdiction contraire à la liberté d'entreprendre, a obtenu de la Cour de cassation que la question soit soumise au Conseil constitutionnel. "UberPOP doit être dissous et déclaré illégal", a dit François Hollande tout en regrettant qu'une "minorité" des manifestants ait causé des incidents. "Rien ne peut excuser la violence", a-t-il encore ajouté. Dix personnes ont été interpellées, sept policiers ont été blessés lors des incidents et 70 véhicules ont subi des dégradations, a déclaré le ministre de l'Intérieur à l'issue d'une rencontre avec l'intersyndicale des taxis. (Julien Ponthus, édité par Jean-Stéphane Brosse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant