Typhon aux Philippines : avec les responsables de l'aide humanitaire

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Typhon aux Philippines : avec les responsables de l'aide humanitaire
Typhon aux Philippines : avec les responsables de l'aide humanitaire

«God bless you !» (NDLR : Dieu vous garde) «Thank you America !». Les remerciements fusent spontanément à l'adresse des GI (soldats américains) alors que la porte arrière de l'Hercules C 130 siglé US Marine se referme lentement.

A bord : une poignée d'humanitaires de retour vers Manille, et une soixantaine d'habitants de la région de Guiuan (Philippines), qui fuient ce lundi matin cette terre devenue comme stérile après le passage du typhon Haiyan. La plupart sont des familles avec des enfants en bas âge, ou des personnes âgées, comme ce vieux monsieur un peu hagard, calé dans une chaise roulante antédiluvienne, à laquelle est reliée une bouteille d'air comprimé. Pour tous, le poids des bagages n'est pas un problème. «On n'a plus rien ici, explique une jeune maman. Notre seule chance, c'était de rejoindre nos proches à Manille, et de quitter tout ça...»

Avant de redécoller, le gros porteur à hélices a déchargé, moteurs tournant, d'énormes caisses remplies de matériel militaire. Comme elles l'ont fait très précisément ici, sur cette même piste d'atterrissage de Guiuan, en février 1945, les forces armées américaines ont débarqué à nouveau. Cette fois non pas pour reprendre le terrain aux japonais, mais à l'extrême précarité qui s'est abattue avec le typhon.

Des hélicoptères pour les villages isolés

Pour ce faire, les Etats-Unis ont sorti «l'artillerie lourde». Plus d'une semaine après le passage dévastateur de «Yolanda», c'est une armada qui est en train de fondre sur le centre des Philippines. Après le Georges Washington, on aperçoit du rivage deux autres porte-avions américains croisant désormais à l'Est des zones touchées.

De leurs entrailles décollent chaque jour des dizaines d'hélicoptères. Quand les gros porteurs déposent d'imposants cartons estampillés US Aid, contenant vivres, eau et médicaments, ce sont ensuite ces mêmes hélicos qui les distribuent au compte goutte aux ...

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