Tusk va informer Cameron des risques pesant sur l'accord UE-Londres

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    BRUXELLES, 3 février (Reuters) - Le président du Conseil 
européen, Donald Tusk, devrait prévenir David Cameron que la 
clause sur le gel des prestations sociales pour les migrants 
européens qui figure dans le projet d'accord entre l'UE et 
Londres pourrait être menacée si d'autres Etats membres 
demandent eux aussi à en bénéficier, a-t-on appris mercredi soir 
auprès d'un responsable européen. 
    Tusk est attendu jeudi à Londres pour une conférence des 
pays donateurs sur l'aide humanitaire à la Syrie. Il y a 
rencontrera le Premier ministre britannique. Il devrait aussi 
voir la chancelière allemande Angela Merkel et d'autres 
dirigeants européens en marge de cette conférence. 
    "L'un des messages que Tusk fera passer je l'espère à 
Cameron c'est qu'au sujet des prestations sociales, le risque ne 
vient pas seulement des inquiétudes des pays d'Europe centrale 
au sujet de leurs compatriotes vivant en Grande-Bretagne mais 
aussi de pays qui sont peut-être dans une situation similaire à 
celle de la Grande-Bretagne, qui reçoivent aussi d'autres 
travailleurs de pays européens et qui pourraient être tentés 
d'obtenir des solutions similaires", a dit ce responsable de 
l'UE. 
    Le pré-accord négocié par Cameron et Tusk prévoit un 
mécanisme de sauvegarde que la Grande-Bretagne pourra mettre en 
oeuvre pour geler les prestations sociales pour les migrants 
venus de pays membres de l'UE, notamment la Pologne. 
    Si d'autres pays réclamaient la même clause, a ajouté ce 
responsable, "cela ferait dérailler l'accord avec la 
Grande-Bretagne parce que l'hypothèse, c'est qu'il s'agit d'une 
proposition faite pour le Royaume-Uni uniquement". 
    L'accord, qui va à présent être discuté par les chefs d'Etat 
et de gouvernement des Vingt-Huit lors du prochain conseil 
européen, les 18 et 19 février, lie aussi le montant des 
allocations familiales au coût de la vie dans le pays où 
résident les enfants des travailleurs concernés. 
    Si l'accord est entériné par les 27 partenaires européens de 
Londres, ce qui est loin d'être évident, disent des responsables 
européens, David Cameron a promis de faire campagne en faveur du 
"oui" lors d'un référendum sur le maintien du Royaume-Uni au 
sein de l'UE qui pourrait se tenir dès le mois de juin. 
    Mais il a été interpellé mercredi par plusieurs députés de 
son Parti conservateur qui lui ont reproché d'avoir trop cédé 
tandis que la presse eurosceptique l'a accusé d'être un 
illusionniste ayant "vendu les intérêts du pays".   
    Cameron, qui s'exprimait devant la Chambre des communes, a 
indiqué qu'il chercherait à affirmer la prééminence de la 
souveraineté du Parlement britannique sur les lois européennes. 
    "J'ai hâte d'en faire encore plus pour qu'il n'y ait aucun 
doute sur le fait que la Chambre des communes est souveraine. 
Nous chercherons à faire cela en même temps que nous conclurons 
ces négociations", a-t-il dit. 
 
 (Jan Strupczewski avec Guy Faulconbridge à Londres; 
Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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  • charleco il y a 12 mois

    Mettre fin à cette administration ubuesque.