Turquie-UE : le grand chantage

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Migrants et réfugiés dans le camp de rétention de Moria sur l'île grecque de Lesbos.  
Migrants et réfugiés dans le camp de rétention de Moria sur l'île grecque de Lesbos.  

La Turquie inquiète les éditorialistes de la presse française. Enjeu : le sort de la démocratie dans un pays spectaculairement repris en main par son chef, mais aussi les migrants qui sont près de 3 millions en Turquie et qui servent au président turc de monnaie d'échange dans ses négociations avec l'Europe. « L'accord de mars dernier sur les migrants a certes réussi à tarir les arrivées massives sur les côtes grecques, reconnaît Christophe Lucet dans Sud-Ouest. Mais son avenir est suspendu à une négociation sur les visas turcs rendue encore plus compliquée par la gestion musclée de l'après-putsch à Ankara. Autant dire que dans les semaines et les mois qui viennent, la Turquie va rester au centre de l'attention. Et des inquiétudes. »

Même son de cloche dans le Midi libre : « Le président turc ne se prive d'ailleurs pas de taper à tour de bras sur l'Europe, accusée de soutenir le terrorisme. Rien que ça, s'exclame Jean-Michel Servant. Des critiques violentes, mais qui ne déclenchent aucune réaction de la part de l'UE. Car Erdogan sait qu'il ne risque pas grand-chose. Qu'il tient une carte majeure entre ses mains pour faire pression : les migrants. À tout moment, il peut rompre les accords et renvoyer des centaines de milliers de Syriens, Irakiens et Pakistanais dans la nature. Un cauchemar pour l'Europe, qui préfère encaisser les coups sans broncher. Quitte à passer naturellement pour une tête de Turc. »

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