Turquie : neuf morts et 100 blessés dans un attentat revendiqué par l'État islamique

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Turquie : neuf morts et 100 blessés dans un attentat revendiqué par l'État islamique
Turquie : neuf morts et 100 blessés dans un attentat revendiqué par l'État islamique

Le groupe État islamique (EI), via son agence de propagande Amaq, a revendiqué, vendredi soir, l'attentat meurtrier survenu dans la nuit de jeudi à vendredi en Turquie, à Diyarbakir, «capitale» du sud-est turc à majorité kurde, alors que le Premier ministre turc, Binali Yildirim avait précédemment attribué l'explosion au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée comme «terroriste» par Ankara, Washington et Bruxelles.

 

VIDEO. Turquie : au moins neuf morts dans un attentat à Diyarbakir

 

Jeudi, le leader du groupe EI, Abou Bakr al-Baghdadi, avait appelé ses soldats à attaquer la Turquie pour se venger d'Ankara, très impliquée dans la lutte contre les jihadistes en Irak et en Syrie.

Neuf morts et plus de 100 blessés

C'est une voiture piégée qui a explosé a proximité d'un bâtiment de la police, faisant neuf morts, dont deux policiers, et plus de 100 blessés, selon un dernier bilan de source officielle. L'attentat est survenu après l'arrestation par les forces de l'ordre turques de chefs du principal parti prokurde de Turquie, qui ont été placés tôt vendredi en détention préventive.

 

Cette arrestation, des coprésidents du Parti démocratique des peuples (HDP), Selahattin Demirtas et de Mme Figen Yüksekdag, et d'une dizaine d'autres députés de cette formation, a suscité des réactions indignées en Occident, dont les relations avec la Turquie sont déjà tendues en raison des atteintes aux libertés reprochées au pouvoir du président turc, qui a multiplié ces derniers jours les arrestations et les purges menées tous azimuts depuis le putsch avorté de juillet contre le régime.

La fin de la démocratie

La décision de placer ces deux chefs du parti en détention préventive a été prise dans l'après-midi par un tribunal de Diyarbakir, dans le cadre d'une enquête qualifiée d'«antiterroriste» et liée au PKK, selon l'agence progouvernementale Anadolu. Cinq autres ...

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