Turquie : le théâtre irrite le pouvoir

le
0
L'arbitraire d'Erdogan trouble les défenseurs de la laïcité et fait craindre une «guerre des cultures».

À Istanbul

C'est le «fait du sultan», la version turque du «fait du prince». Le premier ministre Recep Tayyip Erdogan a placé les théâtres publics sur le billot en menaçant de leur couper les subventions. La polémique a démarré avec La Secrète obscénité de tous les jours, jouée au Théâtre de la ville d'Istanbul. Avec un humour féroce, la pièce du Chilien Marco Antonio de la Parra met en scène la difficulté de vivre dans un pays qui a subi la dictature de Pinochet. Mais des journaux se sont dits outrés de son caractère immoral. Dans la foulée, le maire d'Istanbul, un proche de M. Erdogan, a fait passer le choix du répertoire des théâtres de la métropole sous la tutelle de son administration. Les acteurs sont aussitôt descendus dans la rue pour dénoncer la volonté des musulmans modérés au pouvoir de soumettre l'art à des critères moraux.

Ce bras de fer entre la communauté du spectacle, qui revendique une liberté d'expression sans condition, et le gou

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant