Turquie : le président Erdogan veut renforcer son emprise sur l'armée et le renseignement

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan, à Ankara, vendredi 29 juillet, durant une cérémonie en l'honneur des victimes du putsch du 15 juillet.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, à Ankara, vendredi 29 juillet, durant une cérémonie en l'honneur des victimes du putsch du 15 juillet.

Le chef de l’Etat a annoncé samedi une réforme visant à placer l’état-major sous le contrôle de la présidence. Il souhaite également fermer les écoles militaires.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé, samedi 30 juillet, à la télévision, vouloir contrôler directement les services de renseignement et les chefs d’état-major de l’armée, renforçant encore son pouvoir deux semaines après un putsch raté.

« Nous allons introduire une petite réforme constitutionnelle [au Parlement] qui, si elle est approuvée, fera passer le service national de renseignement (MIT) et les chefs d’état-major [de l’armée [sous le contrôle de la présidence. » Pour être adoptée, cette réforme devra recueillir une majorité des deux tiers au Parlement. Le gouvernement islamo-conservateur de l’AKP aura donc besoin du soutien de certains partis d’opposition. Deux de ces derniers ont rencontré M. Erdogan il y a quelques jours et s’étaient dit prêts, selon le premier ministre Binali Yildirim, à travailler sur un changement de la Constitution.

Remaniement de l’armée Le président turc a par ailleurs annoncé samedi son intention de fermer toutes les écoles militaires et de les remplacer par une université nationale chargée de former les forces armées.

Ces déclarations interviennent alors qu’Ankara a procédé cette semaine à un important remaniement de l’armée, dont près de la moitié des généraux (149) ont été limogés après la tentative de putsch de la nuit du 15 au 16 juillet.

Une petite partie des militaires, dont de hauts gradés, s’étaient emparés de chars, avions de chasse et hélicoptères pour renverser le pouvoir, semant la panique dans les rues des grand...

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