Turquie : le président Erdogan condamne la répression policière en France

le
1
Turquie : le président Erdogan condamne la répression policière en France
Turquie : le président Erdogan condamne la répression policière en France

Il n'y a pas si longtemps (en 2013), c'est lui qui était sous le feu des critiques et était accusé de dérive autoritaire pour avoir violemment réprimé des manifestations contre son gouvernement. Ce qui n'empêche pas le président turc Recep Tayyip Erdogan de condamner ce lundi l'usage de la force par la police française contre des manifestants.

 

«Je condamne la violence exercée par la police française contre les gens qui usent de leur droit de manifester», a lancé Recep Tayyip Erdogan lors d'un discours public à Istanbul. «Ils (les pays d'Europe) nous avaient fait remarquer qu'il étaient inquiets (de la situation en Turquie). Eh bien, moi-aussi, je suis préoccupé par ce qui se passe en France», a déclaré avec ironie l'homme fort du pays.

 

Recep Tayyip Erdogan a aussi vivement critiqué les médias occidentaux qui, selon lui, n'ont pas couvert la fronde sociale en France, née de la contestation d'une réforme du droit du travail que le gouvernement socialiste veut mettre en oeuvre. Peu avant, le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Tanju Bilgiç, avait lui aussi fait part de sa «préoccupation», invitant les autorités françaises à se garder de «tout usage excessif de la force».

La répression policière avait fait huit morts et 8 000 blessés en Turquie en 2013

En juin 2013, une vague inédite de violentes manifestations avait fait vaciller le gouvernement islamo-conservateur turc, dirigé par Erdogan, qui a été élu président en 2014. Cette contestation avait démarré par la mobilisation d'une poignée d'écologistes opposés à un plan d'aménagement urbain qui prévoyait la destruction du parc Gezi, un jardin public de la place Taksim d'Istanbul.

 

La violente répression de ce noyau de protestataires avait déclenché un mouvement de masse contre Recep Tayyip Erdogan, accusé par ses détracteurs de dérive autoritaire et de vouloir «islamiser» la Turquie. Les heurts ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • jfvl il y a 6 mois

    Il ne manque pas d'humour !