Turquie : le lourd tribut payé par les Kurdes

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Les habitants kurdes de Nusaybin, au sud-est de la Turquie, dressent des barricades pour se protéger des forces de sécurité turques, le 26 novembre dernier.
Les habitants kurdes de Nusaybin, au sud-est de la Turquie, dressent des barricades pour se protéger des forces de sécurité turques, le 26 novembre dernier.

Rue après rue, le même décor revient inlassablement. À chaque intersection, un épais mur de pavés gris se dresse en travers du chemin. De part et d'autre, de longues bâches de plastique bleu sont hissées en l'air pour bloquer la vue. Certaines voies d'accès sont, elles, totalement bloquées par un poids lourd, garé sauvagement au beau milieu de la route. À l'intérieur de ce camp retranché, les habitants s'affairent avant la nuit. On fait le plein de nourriture, on prend quelques nouvelles des voisins, on emmène à la hâte, dans une brouette, un enfant malade voir un médecin.

La ville de Nusaybin, à cheval sur la frontière turco-syrienne, en est à son cinquième couvre-feu depuis le début de l'été et la reprise des combats entre les forces de sécurité turques et les combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK. Près de quarante jours de "siège" imposés par le gouverneur local (aux ordres de l'exécutif turc, qui interdit le PKK) pour "pacifier" le territoire. Le quartier de Firat et ses quelques milliers d'âmes sont en première ligne de cette vaste opération militaire, lancée par Ankara pour nettoyer le sud-est ? à majorité kurde ? des forces du PKK, "quartier par quartier, maison par maison, rue par rue", comme ne cesse de le rappeler le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu.

Rancoeur et fierté

Malgré le climat de violence et les privations des dernières semaines, le PKK a...

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