Turquie : le blocage du réseau Twitter provoque l'indignation

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Turquie : le blocage du réseau Twitter provoque l'indignation
Turquie : le blocage du réseau Twitter provoque l'indignation

«Nous allons éradiquer Twitter. Je me moque de ce que pourra dire la communauté internationale.» Jeudi, Recep Tayyip Erdogan avait prévenu. Quelques heures plus tard, dans la soirée, le Premier ministre turc a mis ses menaces à exécution. Le site de miccro-blogging Twitter a brusquement été bloqué, sur ordre de l'Autorité des communications (TIB).

La décision a immédiatement suscité un tollé dans le pays. La Turquie, où la moyenne d'âge est de 30 ans, est la seconde utilisatrice mondiale de Twitter. Mais depuis plusieurs mois, le petit oiseau bleu était dans le viseur de Recep Tayyip Erdogan. Furieux, le premier ministre n'avait en effet pas apprécié les enregistrements téléphoniques diffusés sur les réseaux sociaux, le mettant en cause dans un vaste scandale de corruption.

Contournement de la censure

Loin de rester inactifs, les internautes turcs mais aussi du monde entier ont immédiatement réagi sur les réseaux sociaux. Des appels à manifester ce vendredi ont commencé à émerger sur les réseaux sociaux à Ankara, Istanbul et Izmir, les trois plus grandes villes du pays. Un large mouvement de contestation 2.0 a fleuri sur la toile. De nombreux utilisateurs ont détourné l'interdiction, donnant des instructions aux autres internautes pour en faire autant, en diffusant sur les réseaux sociaux mais aussi dans les rues des villes, des astuces pour contourner la censure.

Les autorités de Twitter, également outrées par cette décision, ont même publié une méthode pour continuer à tweeter depuis la Turquie, grâce aux SMS.  Le groupe aurait , selon le quotidien Hurriyet, pris des mesures à l'encontre du gouvernement turc et recruté un avocat spécialisé en litiges sur le droit de l'Internet.

Le ministre des Télécommunications turc, Lutfi Elvan, répond qu'il s'agit «d'une décision juridique et pas politique». Et de plaider : «La Turquie n'est pas un pays interdisant internet mais ces plateformes ...

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  • Berg690 le vendredi 21 mar 2014 à 19:20

    Membre de l'OTAN et dictature, c'est pas incompatible!