Turquie : la police tire des gaz lacrymogènes sur des manifestants

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Turquie : la police tire des gaz lacrymogènes sur des manifestants
Turquie : la police tire des gaz lacrymogènes sur des manifestants

La place Taksim, épicentre d'un mouvement de révolte d'une partie de la jeunesse turque, est sous surveillance accrue ce samedi. Les adversaires du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan se sont donné rendez-vous dans la rue, à Istanbul et dans les grandes villes du pays, pour célébrer le premier anniversaire de la fronde antigouvernementale qui a embrasé la Turquie et dénoncer, comme il y a un an, sa dérive autoritaire.

Comme c'est désormais systématiquement le cas, le gouvernement islamo-conservateur a interdit tout rassemblement autour de l'emblématique place Taksim, point de départ de la révolte du printemps 2013, laissant présager de nouvelles violences entre manifestants et forces de l'ordre. Violemment réprimées, ces manifestations ont fait au moins 8 morts, plus de 8000 blessés et des milliers d'arrestations.

Mais vers 19 heures locales, les forces de l'ordre sont entrées en action à coups de gaz lacrymogènes alors que la manifestation, annoncée par un collectif d'ONG, de syndicats et de membres de la société civile, s'élance en direction du parc Gezi. 

Les forces de l'ordre en nombre

«Vous ne pourrez pas occuper Taksim comme vous l'avez fait l'an dernier parce que vous devez respecter la loi», a déclaré Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre, lors d'un discours prononcé à Istanbul devant des milliers de partisans. «Si vous vous y rendez, nos forces de sécurité ont reçu des instructions claires et feront tout ce qui est nécessaire», a-t-il ajouté.

Dès les premières heures de la matinée ce samedi, des milliers de policiers, en civil ou en tenue anti-émeute, ont commencé à investir Taksim avec la consigne d'y empêcher tout rassemblement. Plus de 25 000 hommes et une cinquantaine de canons à eau ont été mobilisés pour l'occasion. «Nous savons ce qu'a vécu la Turquie en juin dernier (...) nous ne voulons pas que de tels incidents se reproduisent», a plaidé cette semaine le ...

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