Turquie : l'offensive militaire et politique contre les Kurdes se poursuit

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Turquie : l'offensive militaire et politique contre les Kurdes se poursuit
Turquie : l'offensive militaire et politique contre les Kurdes se poursuit

La toute récente '«entrée en guerre» de la Turquie contre l'Etat Islamique à la frontière syrienne cache de moins une offensive contre ses rebelles kurdes. Une trentaine de F-16 de l'armée turque ont mené jeudi une nouvelle série de raids contre des positions des rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak, ont annoncé les chaînes d'information turques NTV et CNN-Turquie. Ces raids, particulièrement massifs, ont été lancés en représailles à l'attaque plus tôt dans la journée d'un convoi militaire dans le sud-est du pays, dans laquelle trois soldats ont été tués, a précisé NTV.

Recep Tayyip Erdogan accentue de fait sa lutte contre les rebelles kurdes du PKK, à la fois sur le plan militaire donc, mais aussi sur le plan politique. Les autorités judiciaires turques ont en effet ouvert jeudi une enquête à l'encontre du leader pro-kurde Selahattin Demirtas pour «troubles à l'ordre public» et «incitation à la violence», a annoncé l'agence gouvernementale Anatolie.

La politique d'Erdogan contre l'EI est une «esbroufe»

Selon l'agence Anatolie, le parquet de Diyarbakir (sud-est) a lancé une procédure contre le leader du HDP pour son rôle présumé dans des violences survenues en octobre 2014. Des manifestations, auxquelles le HDP avait appelé, avaient eu lieu dans tout le pays pour protester contre l'absence de soutien du pouvoir turc aux Kurdes de Syrie menacés par les combattants du groupe Etat islamique (EI). Au moins 35 personnes, dont deux policiers, avaient été tués dans ces manifestations.

S'il était jugé, Selahattin Demirtas pourrait encourir jusqu'à 24 ans de prison, selon Anatolie. Selahattin Demirtas dirige le Parti démocratique du peuple (HDP), considéré comme un des grands vainqueurs des législatives du 7 juin. Avec 13% des voix et 80 élus, il a en partie empêché le parti islamo-conservateur au pouvoir de conserver la majorité absolue au ...

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