Turquie - Kurdes : la stratégie de reconquête d'Erdogan

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Recep Tayyip Erdogan préside un conseil de sécurité national à Ankara le 29 juin.  
Recep Tayyip Erdogan préside un conseil de sécurité national à Ankara le 29 juin.  

Pas de quartier pour les terroristes ni pour ceux qui les soutiennent, tel est le mot d'ordre du président turc. En parallèle de sa guerre contre l'organisation État islamique, Erdogan s'est lancé depuis une semaine dans une lutte acharnée contre les forces du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui ont décrété la fin du frêle cessez-le-feu, scellé en mars 2013 entre Ankara et les rebelles kurdes.

Dans la ligne de mire du tribun d'Ankara : le Parti démocratique des peuples (HDP) ou la vitrine politique et « extension du PKK », selon Erdogan. Aux législatives de juin, cette nouvelle force politique de gauche a surpris le pays en obtenant 80 sièges au Parlement, privant dans le même temps l'AKP de sa majorité absolue et anéantissant les projets de changement constitutionnel du président turc.

Mardi, il a vivement invité le Parlement fraîchement élu à lever l'immunité parlementaire de certains élus du HDP, laissant le champ libre à la justice pour leur faire « payer le prix » de leur soutien aux rebelles kurdes. Si les leaders du HDP rejettent constamment l'usage de la violence, leur position concernant le PKK s'avère parfois ambiguë.

Levée de l'immunité

Comme pour toutes les formations pro-kurdes qui ont précédé le HDP, « le noyau dur de l'électorat du parti est acquis au mouvement national kurde, représenté dans son action armée par le PKK », rappelle Samim Akgönül, politologue et historien...

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