Turquie : heurts à Ankara, le Conseil de l'Europe condamne les violences

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Turquie : heurts à Ankara, le Conseil de l'Europe condamne les violences
Turquie : heurts à Ankara, le Conseil de l'Europe condamne les violences

La police turque a tiré des grenades de gaz lacrymogène et utilisé des canons à eau sur des centaines de manifestants à Ankara, dimanche, au lendemain des violentes émeutes qui ont marqué le premier anniversaire des rassemblements antigouvernementaux de juin 2013. Dimanche matin, pourtant le Conseil de l'Europe a vivement condamné l'intervention musclée de la police turque.

Le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan a mis samedi sa menace à exécution et les forces de l'ordre sont intervenues massivement dans la soirée à Istanbul et Ankara avec gaz lacrymogènes et canons à eau contre les protestataires qui bravaient l'interdiction de manifester aux cris de «Taksim partout, résistance partout», ou «Tous ensemble contre le fascisme».

Le Conseil de l'Europe dénonce «une menace directe à l'Etat de droit»

Rien qu'à Istanbul, survolée par des hélicoptères, les autorités ont mobilisé 25 000 hommes, des dizaines de blindés et 50 canons à eau. Ils ont chargé dans les rues qui mènent à la fameuse place Taksim, le c?ur de la révolte du printemps 2013, effectuant de nombreuses arrestations, selon des organisations de défense des droits de l'Homme, et faisant plusieurs blessés.

Aussi, Nils Muiznieks, le commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe a-t-il condamné dimanche «l'usage excessif de la force par la police turque contre les manifestants et les journalistes». Les événements de samedi «viennent s'ajouter à la liste de cas où la gestion de manifestations en Turquie soulève de sérieuses inquiétudes en matière de droits de l'Homme», a-t-il poursuivi.

Autour de la place emblématique de la fronde de 2013, la tension était très forte et les conditions de travail difficiles pour la presse. Une équipe de la chaîne américaine CNN qui faisait un direct a été interpellée puis relâchée. «Les dérapages des personnes chargées de faire respecter la loi représentent une menace directe à l'Etat ...

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