Turquie : face au scandale, Erdogan remanie son gouvernement en profondeur

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Turquie : face au scandale, Erdogan remanie son gouvernement en profondeur
Turquie : face au scandale, Erdogan remanie son gouvernement en profondeur

Dix ministres remplacés. Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a cédé à la pression de la rue, ce mercredi soir, en annonçant un vaste remaniement ministériel. Ce dernier fait suite aux démissions en chaîne de trois ministres, ceux de l'Economie, de l'Intérieur et de l'Environnement, pris dans le sillage d'un scandale politico-financier qui éclabousse le gouvernement AKP (parti islamo-conservateur) depuis huit jours.

Parmi les dix ministres finalement écartés, on compte celui des Affaires européennes, pourtant un fidèle du Premier ministre, mais cité par la presse dans le cadre de l'enquête ouverte par la justice. D'autres ministres, candidats aux élections locales de mars prochain, quittent eux leurs postes comme prévu à l'approche de l'échéance, à l'image des tenants des portefeuilles de la Justice, de la Famille et des Transports.

Le spectre des manifestations ressurgit

«Tayyip istifa» (Tayyip démission) ou «La résistance est partout» : les slogans des protestataires, semblables à ceux des cortèges de juin dernier, ont résonné dans les rues de la mégapole turque, ce mercredi soir. A Istanbul, ils étaient en effet près de 5000 manifestants à réclamer la démission du Premier ministre, réveillant le spectre des manifestations, tant redoutées par Erdogan.

La police a dispersé la foule à l'aide de brouillards de lacrymogènes et de «Toma», des canons à eau également de sortie. Les manifestations se sont principalement déroulées dans le quartier de Kadiköy, la rive asiatique d'Istanbul, réputée à gauche. Elles se seraient propagées à Besiktas, quartier célèbre pour héberger les locaux du Premier ministre.

Sur les réseaux sociaux, les protestataires ont enfin appelé à la mobilisation place Taksim, le fief de la contestation stambouliote durant la vague de manifestations il y a six mois. La zone est désormais quadrillée par les policiers anti-émeutes.

Istanbul Izmir ...

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