Turquie : Erdogan instaure l'état d'urgence par crainte «d'autres plans»

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Turquie : Erdogan instaure l'état d'urgence par crainte «d'autres plans»
Turquie : Erdogan instaure l'état d'urgence par crainte «d'autres plans»

La tension ne retombe pas en Turquie. Lors d'une interview accordée à la chaîne Al-Jazeera, le président turc Erdogan en a profité pour avertir que le putsch n'était «peut-être pas fini», et qu'il «pourrait y avoir d'autres plans», sans fournir d'autres précisions. Le leader de l'AKP, le parti de la justice et du développement, a lancé depuis une vaste purge, où 15 000 personnes ont été arrêtées, 25 000 poursuivies par la justice et 50 000 limogées. 

 

Pour éviter toute nouvelle tentative, il a annoncé la mise en place de l'état d'urgence pour une durée de trois mois. D'après lui, ce serait «nécesaire pour éradiquer rapidement tous les éléments de l'organisation terroriste impliquée dans la tentative de coup d'Etat». Il a encore affirmé qu'«aucun compromis» ne serait fait sur la démocratie en dépit de la proclamation de l'état d'urgence. L'état d'urgence «n'est absolument pas contre la démocratie, la loi et les libertés. C'est tout le contraire: (il) vise à protéger et renforcer ces valeurs», selon le président turc. 

 

Il a également déclaré mercredi que «d'autres pays pourraient être impliqués» dans la tentative de coup d'Etat, sans les citer.

 

 

 

 

 

Attention, le ton monte entre les deux hommes. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a demandé au chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault de «se mêler de ses affaires», ce mercredi dans une interview à Al-Jazeera. «Est-ce qu'il a l'autorité pour faire ces déclarations à mon propos ? Non, il ne l'a pas. S'il veut une leçon de démocratie, nous pouvons aisément lui donner», a poursuivi le président qui a fraîchement retrouvé son poste après le coup d'Etat avorté en Turquie.

 

Dimanche dernier, le ministre français des Affaires étrangères avait déclaré qu'il fallait «condamner le coup d'Etat en Turquie, c'est la moindre des choses», ajoutant que «nous ...

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