Turquie : Erdogan hausse le ton, les syndicats aussi

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Turquie : Erdogan hausse le ton, les syndicats aussi
Turquie : Erdogan hausse le ton, les syndicats aussi

Après l'évacuation musclée, samedi 15 juin, à coups de gaz lacrymogènes et de canons à eau le parc Gezi d'Istanbul, berceau de la contestation depuis deux semaines en Turquie, les syndicats viennent en renfort des manifestants.

L'un des principaux syndicats du secteur public en Turquie a annoncé samedi qu'il allait lancer un appel à la grève générale dès lundi. «Nous avions déjà pris la décision d'appeler à la grève en cas d'intervention dans le parc. Nous annoncerons une grève pour lundi», a confirmé Mustafa Turgut, porte-parole de la Confédération syndicale des salariés du secteur public (KESK) qui compte 240 000 adhérents. Même tonalité, pour la Confédération des syndicats révolutionnaires (DISK) qui s'est réunie en urgence pour évoquer une paralysie du pays.

Dans le même temps, le discours de Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre qui doit, ce dimanche, réunir ses partisans dans une grande réunion publique s'est durci. Samedi, le chef du gouvernement avait lancé un ultimatum aux occupants du parc Gezi pour leur demander d'évacuer les lieux.

Deux heures plus tard, les forces de l'ordre sont passées, vers 21 heures à l'action sans prendre de ménagement. «Ils sont entrés de force, avec beaucoup de gaz. Ils nous ont frappés, même les femmes», a raconté Ader Tefig, l'un un des manifestants. «J'étais à l'intérieur de la tente-hôpital, ils ont lancé des grenades lacrymogènes et des dizaines de policiers sont entrés», a ajouté un médecin. La police a poursuivi les manifestants dans toutes les rues environnantes jusque tard dans la nuit, y compris dans le hall d'un hôtel luxueux copieusement arrosé par les canons à eau de véhicules antiémeute. Pour les manifestants des dizaines de personnes ont été blessées alors que les autorités n'en décomptent qu'une trentaine. Les policiers ont détruit les tentes des occupants et les banderoles ont été arrachées. Des véhicules étaient encore sur ...

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