Turquie-Erdogan dénonce la libération de deux journalistes

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    par Nick Tattersall 
    ISTANBUL, 28 février (Reuters) - Le président turc, Recep 
Tayyip Erdogan, a déclaré dimanche qu'il n'acceptait et ne 
respectait pas la décision de la Cour constitutionnelle estimant 
que la mise en détention de deux journalistes avait violé leurs 
droits. 
    Can Dündar, rédacteur en chef de Cumhuriyet, et Erdem Gül, 
chef du bureau du journal à Ankara, avaient été arrêtés en  
novembre avant d'être libérés vendredi à la suite de la décision 
de la haute juridiction.   
    "Je vais garder le silence au sujet de la décision rendue 
par la Cour. Mais je ne suis pas obligé de l'accepter, je veux 
que ce soit clair. Je n'obéis pas à la décision et je ne la 
respecte pas", a dit le chef d'Etat turc à des journalistes. 
    "Cela n'a rien à voir avec la liberté de la presse. Il 
s'agit d'une affaire d'espionnage." 
    Les deux journalistes avaient été appréhendés une première 
fois après la publication en mai 2015 de photos, d'une vidéo et 
d'un article relatant la manière dont des agents des services de 
renseignement turcs avaient convoyé par camions des armes en 
Syrie en 2014.   
    Ils étaient accusés de soutien à une organisation terroriste 
armée et de publication d'informations enfreignant la sécurité 
nationale. 
    Même s'ils ont retrouvé la liberté, les deux hommes restent 
sous le coup de poursuites judiciaires et devront comparaître 
devant la justice le 25 mars. Ils risquent la peine capitale et 
se sont vu interdire de quitter le territoire. 
 
 (Nick Tattersall,; Nicolas Delame pour le service français, 
édité par Marc Angrand) 
 
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