Turquie : dans l'Est dévasté par la guerre

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Une femme dans une maison détruite à Silopi le 19 janvier. Les civils ont payé un lourd tribut dans la reprise des hostilités dans l'est de la Turquie.
Une femme dans une maison détruite à Silopi le 19 janvier. Les civils ont payé un lourd tribut dans la reprise des hostilités dans l'est de la Turquie.

Lundi, en milieu de journée, la nouvelle se répandait comme une traînée de poudre sur les portables et les réseaux sociaux : à partir de 5 heures, le lendemain matin, et jusqu'à 18 heures, l'armée turque allait enfin ouvrir l'accès de la ville de Silopi (à la frontière avec la Syrie et l'Irak). Trente-six jours que cette ville ? à majorité kurde ? de 88 000 âmes a été placée sous couvre-feu total par le gouverneur de la province, le temps pour les forces de sécurité turques de venir à bout des combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et de sa branche urbaine ? les Unités de protection civile, les YPS ? implantés dans plusieurs quartiers de la ville. 

En juillet dernier, après deux années de paix relative, le cessez-le-feu entre le PKK et Ankara a volé en éclats, ravivant les braises d'une guerre vieille de 30 ans, qui a déjà coûté la vie à près de 40 000 personnes. En 2015, plus de 3 000 rebelles kurdes ont été tués au cours de lourdes opérations menées par la Turquie, rappelait en début d'année le président Erdogan. Deux cents membres des forces de sécurité ont également perdu la vie. Et chaque jour, le bilan s'alourdit.

Mardi, si les portes de la ville de Silopi sont bel et bien ouvertes, les routes y conduisant, elles, sont toujours closes. Malgré l'annonce officielle faite par le Premier ministre turc en personne, Ahmed Davutoglu, l'axe principal vers Silopi, qui longe...

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