Turquie : ce que l'on sait sur la tentative de putsch

le , mis à jour à 15:59
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Turquie : ce que l'on sait sur la tentative de putsch
Turquie : ce que l'on sait sur la tentative de putsch

La situation en Turquie, grand pays de 80 millions d'habitants, membre-clé de l'Otan, est loin d'être réglée ce samedi matin, près de 10 heures environ après l'annonce de la tentative de coup d'Etat. Toutefois, la chronologie des événements s'éclaircit et le président Erdogan a repris le contrôle de la situation. Rappel des faits. 

 

Comment a débuté le coup de force ? 

La chaîne publique turque de télévision a diffusé peu avant minuit, vendredi, un communiqué des «forces armées turques», faisant état de la proclamation de la loi martiale et d'un couvre-feu dans tout le pays. Les putschistes ont justifié leur «prise de pouvoir totale dans le pays» par la nécessité «d'assurer et de restaurer l'ordre constitutionnel, la démocratie, les droits de l'Homme et les libertés, et laisser la loi suprême du pays prévaloir».

Le Premier ministre Binali Yildirim a réagi immédiatement et a averti ceux impliqués dans cette action «illégale» qu'ils payeraient «le prix le plus élevé». Les ponts enjambant le Bosphore entre l'Asie et l'Europe à Istanbul ont alors été fermés dans les deux sens par les forces rebelles. A Istanbul, des grandes artères menant notamment à la place Taksim, dans le centre de la première métropole de Turquie, étaient bloquées par les forces de l'ordre et la présence policière était massive.

Deux heures environ après l'annonce du coup d'Etat, le président Erdogan avait prédit son échec, la voix blanche à la télévision et s'exprimant depuis un endroit non précisé, avec un portable via l'application FaceTime. 

 

De violents combats

Le Premier ministre Yildirim a évoqué une tentative de coup d'Etat «idiote et vouée à l'échec». Le Parlement, autour duquel des chars ont été déployés, a été bombardé dans la capitale Ankara, où au moins 17 policiers ont été tués, selon l'agence gouvernementale Anadolu.

Tôt dans la matinée de samedi, un ...

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