Turquie-Ahmet Davutoglu a formé son gouvernement

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    ANKARA, 24 novembre (Reuters) - Le Premier ministre turc, 
Ahmet Davutoglu, a annoncé mardi la composition de son 
gouvernement, dont les principaux ministères ont été confiés à 
des proches du président Recep Tayyip Erdogan. 
    L'équipe gouvernementale a été présentée un peu plus de 
trois semaines après les élections législatives, qui ont accordé 
une large majorité à l'AKP, Parti de la justice et du 
développement, la formation politique dont est issu le chef 
d'Etat. 
    En juin, l'AKP n'avait pas réussi à obtenir la majorité 
absolue au Parlement, conduisant Recep Tayyip Erdogan à 
convoquer de nouvelles élections. 
    "La mission de ce gouvernement est d'emmener la Turquie vers 
un nouvel horizon. C'est une lourde responsabilité, mais (le 
gouvernement) peut se targuer d'une victoire électorale lors de 
laquelle le taux de participation a atteint 85%", a dit Ahmet 
Davutoglu lors d'une conférence de presse organisée à Ankara, la 
capitale turque. 
    "Nous allons tenir nos promesses", a ajouté le chef de 
l'exécutif turc, annonçant que son gouvernement mettrait 
l'accent sur la réforme et sur la révision de la constitution. 
    Un large portefeuille de l'Economie a été confié à Mehmet 
Simsek, ancien ministre des Finances, qui se voit au passage 
confier la charge de vice-Premier ministre. Il remplace Ali 
Babacan, un cacique de l'AKP. 
    La désignation de Mehmet Simsek est de nature à rassurer les 
investisseurs alors que certaines prises de position du 
président Erdogan avaient au contraire été de nature à les 
inquiéter, notamment lorsqu'il s'exprimait sur les taux 
d'intérêt.  ID:nL6N0UZ3Y0  
    Naci Agbal, ancien sous-secrétaire d'Etat aux Finances et 
Mustafa Elitas, économiste, ont eux été désignés respectivement 
ministre des Finances et ministre de l'Economie. Les deux hommes 
sont des proches d'Erdogan. 
    Mevlut Cavusoglu récupère de son côté le poste de ministre 
des Affaires étrangère, qu'il occupait avant les élections de 
juin, et Berat Albayrak, gendre d'Erdogan, devient ministre de 
l'Energie. 
    "En étudiant la composition du nouveau gouvernement, nous 
avons encore plus de doutes qu'auparavant sur la volonté de 
mener une réforme structurelle", a commenté Wolfgango Piccoli de 
Teneo Intelligence. 
    "Le clientélisme, la poursuite de la consolidation des 
pouvoirs et la mise en oeuvre de réformes intéressées risquent 
d'être la marque du nouveau gouvernement." 
 
 (Daren Butler et Ece Toksabay,; Nicolas Delame pour le service 
français) 
 
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