Turbulences boursières : comment mettre son épargne à l'abri ?

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Les marchés boursiers dévissent depuis le début de l'année. Cette chute risque de redorer le blason des placements sécurisants, même si leurs rendements ont encore baissé.

Depuis un mois et demi, les marchés financiers donnent le vertige. Cela laisse certains économistes perplexes. «Les marchés chutent comme s'ils voyaient une récession mondiale se profiler. Nous n'en sommes pas là», temporise Keith Wade, le stratégiste de Schroders. Les gérants aussi s'étonnent parfois. «L'économie ne donne pas de signe avant-coureur de récession, mais le marché s'inquiète d'un risque systémique qui déclencherait un effondrement de l'économie mondiale», renchérit Igor de Maack, gérant chez DNCA.

Au final, qu'a déjà coûté cette tempête boursière aux Français qui avaient diversifié leur patrimoine en Bourse? Les fonds patrimoniaux, ceux qui visent surtout la protection du capital, ont plutôt bien résisté  selon Quantalys, une société d'analyse de fonds. En revanche, les fonds flexibles plus offensifs ont plongé presque autant que la Bourse. Et peu de fonds actions ont réussi à amortir le choc, à de rares exceptions, comme Sextant PEA chez Amiral Gestion. Avec des pertes de 10 à plus de 20 % cette année sur les fonds actions ou offensifs, de nombreux Français risquent de trouver la facture trop lourde.

Retour vers les placements sans risque?

Quelles sont les alternatives pour les épargnants? L'assurance-vie sans risques, a, selon les premières estimations, rapporté 2,3 % en 2015 en moyenne, avant fiscalité et prélèvements sociaux. Mais de nombreux souscripteurs, en particulier ceux qui ont choisi le contrat standard de leur banque, sont moins bien lotis.

Les épargnants apeurés par la volatilité de la bourse se tourneront probablement vers des placements plus sécurisants, le PEL notamment. Le 1er février, le taux des nouveaux plans d'épargne logement (PEL) est ainsi tombé à 1,5 %, soit 1,27 % net après prélèvements sociaux de 15,5 %. Mais ceux qui ont ouvert un PEL depuis longtemps ont plus de chance et ils ont tout intérêt à en profiter (les taux de rémunération sont acquis définitivement). Même si les intérêts produits chaque année par les plans de plus de 12 ans sont soumis à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.

» Retrouvez l'intégralité de notre article dans Le Figaro Magazine paru ce week-end et dès à présent en ligne sur Le Figaro Premium.

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