Tunisie : retour à un calme précaire après une nuit de couvre-feu

le , mis à jour à 16:20
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Tunisie : retour à un calme précaire après une nuit de couvre-feu
Tunisie : retour à un calme précaire après une nuit de couvre-feu

Après plusieurs jours de violences ayant fait plusieurs blessés, la Tunisie retrouve le calme ce samedi. En état d'urgence et placé sous le couvre-feu dans tout le territoire, le pays panse ses plaies d'une semaine de contestation sociale inédite depuis la révolution de 2011 ayant mis fin à la dictature de Ben Ali. Critiqué par l'opposition, décrié par la rue qui dénonce la corruption, le gouvernement a tenu ce samedi une réunion extraordinaire. Le Premier ministre Habib Essid s'est entretenu avec les ministres de la Défense et de l'Intérieur avant ce conseil des ministres.

Lors d'une conférence de presse, à l'issue de ce conseil, il n'a annoncé aucune mesure extraordinaire mais a exhorté ses compatriotes à «comprendre qu'il y a des difficultés (...). Les solutions existent mais il faut un peu de patience et d'optimisme». Il a expliqué que le pays était «en danger malgré les choses positives que nous avons accomplies, surtout au niveau de la transition démocratique», en évoquant de nouveau les défis «sécuritaire, économique et social». La veille, il a affirmé que «nous n'avons pas de baguette magique pour donner de l'emploi à tout le monde en même temps», tout en disant «comprendre» le mouvement.

Sur le terrain, un calme relatif régnait le matin dans les villes ayant été le théâtre ces derniers jours d'affrontements avec la police, selon la presse locale. «Sur le plan sécuritaire, ça a commencé à se stabiliser», a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Walid Louguini. Le chef du gouvernement qui était en visite à Paris vendredi, où il avait été reçu à l'Elysée par le président François Hollande, avait déjà assuré que la situation était «actuellement maîtrisée».

A Kasserine, dans le centre défavorisé du pays d'où est parti le mouvement contre la misère et l'exclusion sociale après le décès d'un jeune chômeur, la vie a repris son cours. La veille, ...

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